Sienna Gestion

https://www.sienna-gestion.com/tous-nos-fonds

Sienna Investment Managers est un gérant d’actifs pan-européen et multi-expertises de la société d’investissement cotée GBL. Combinant actifs cotés et privés, Sienna IM développe pour ses clients des solutions personnalisées et innovantes, pour donner du sens à leurs investissements.
Rappel:
  • Livret A : rémunéré 1,7% plafonné à 22.950 €
  • LEP : rémunéré 2,7% plafonné à 10.000 €

Solutions:

MH Epargne monétaire Part A

  • Fonds monétaire à valeur liquidative variable standard.
  • Horizon de placement + 1 mois.
  • Niveau de risque 1/7.

MH Epargne Obligations court terme solidaire Part A

  • Obligations et autres titres de créance libellés en euro.
  • Horizon de placement  + 2-3 ans.
  • Niveau de risque 2/7

MH Epargne Performance Absolue Défensif Part A

MH Epargne Diversifié Equilibre Solidaire Part A

MH Epargne Diversifié Offensif Part A

  • Sans classification.
  • Horizon de placement  > 5 ans.
  • Niveau de risque 4/7.

MH Epargne Actions Internationales Part A

MH Epargne Bas Carbone Part A

Et puis encore ceci:

https://www.amundietf.fr/fr/professionnels/produits/equity/amundi-pea-monde-msci-world-ucits-etf/fr001400u5q4

Amundi PEA Monde (MSCI World) UCITS ETF

Amundi PEA Monde (MSCI World) UCITS ETF Acc a pour objectif de répliquer au plus près, que la tendance soit à la hausse ou à la baisse, la performance de l’indice MSCI World (EUR) (l’« Indice ») libellé en Euros et à minimiser l’écart de suivi entre la valeur liquidative du compartiment et la performance de l’indice (« écart de suivi »). Le niveau anticipé de l’écart de suivi dans des conditions normales de marché est indiqué dans le prospectus. Pour plus d’informations, veuillez-vous reporter au prospectus du fonds ou au DIC.

Code ISINNomClasse d’actifsDevisePoidsSecteur
NL0000235190AIRBUS SEEQUITYEUR8,95%Industrie
NL0010273215ASML HOLDING NVEQUITYEUR8,07%Technologies de l’information
DK0062498333NOVO NORDISK A/S-BEQUITYDKK7,40%Santé
US88160R1014TESLA INCEQUITYUSD5,73%Biens de consommation cyclique
SE0005190238TELE2 AB-B SHS NEWEQUITYSEK4,42%Services de communication
NL0013654783PROSUS NVEQUITYEUR4,33%Biens de consommation cyclique
NL0011585146FERRARI NV MILANEQUITYEUR4,20%Biens de consommation cyclique
DE0007164600SAP SE / XETRAEQUITYEUR3,80%Technologies de l’information
US0231351067AMAZON.COM INCEQUITYUSD3,51%Biens de consommation cyclique
DE0005557508DEUTSCHE TELEKOM NAMEN (XETRA)EQUITYEUR3,49%Services de communication
DE0007236101SIEMENS AG-REGEQUITYEUR3,35%Industrie
US67066G1040NVIDIA CORPEQUITYUSD3,33%Technologies de l’information
NL0011794037KONINKLIJKE AHOLD DELHAIZEEQUITYEUR3,09%Biens de consommation non cyclique
DE0007037129RWE AGEQUITYEUR3,03%Services aux collectivités
NL0011821202ING GROEP NVEQUITYEUR2,74%Finance
DE0006231004INFINEON TECHNOLOGIES AGEQUITYEUR2,63%Technologies de l’information
PTGAL0AM0009GALP ENERGIA -BEQUITYEUR2,26%Énergie
DE0007030009RHEINMETALL ORDEQUITYEUR2,26%Industrie
FI4000552500SAMPO OYJ-A SHSEQUITYEUR2,24%Finance
FI4000297767NORDEA BANK ABPEQUITYEUR2,13%Finance
NL0014332678JDE PEET S NVEQUITYEUR2,02%Biens de consommation non cyclique
DE000A1EWWW0ADIDAS AGEQUITYEUR2,01%Biens de consommation cyclique
DK0060252690PANDORA A/S (DKK)EQUITYDKK1,58%Biens de consommation cyclique
NL0006294274EURONEXT NV PARISEQUITYEUR1,55%Finance
DE0005810055DEUTSCHE BOERSE AGEQUITYEUR1,27%Finance
NL0012059018EXOR NVEQUITYEUR1,14%Finance
NL0000360618SBM OFFSHORE NVEQUITYEUR1,07%Énergie
DK0010181759CARLSBERG AS-BEQUITYDKK0,99%Biens de consommation non cyclique
DE0008404005ALLIANZ SE-REGEQUITYEUR0,96%Finance
DE000SHL1006SIEMENS HEALTHINEERS AGEQUITYEUR0,89%Santé
US1924461023COGNIZANT TECH SOLUTION AEQUITYUSD0,75%Technologies de l’information
US69608A1088PALANTIR TECHNOLOGIES INC-AEQUITYUSD0,74%Technologies de l’information
AT0000652011ERSTE GROUP BANKEQUITYEUR0,63%Finance
DE0006602006GEA GROUP AG EX MG TECHNOLOGIEEQUITYEUR0,49%Industrie
NO0011202772VAR ENERGI ASAEQUITYNOK0,44%Énergie
NL0000334118ASM INTERNATIONAL NVEQUITYEUR0,43%Technologies de l’information
US0846707026BERKSHIRE HATHAWAY INC-CL BEQUITYUSD0,37%Finance
SE0009922164ESSITY AKTIEBOLAG – BEQUITYSEK0,34%Biens de consommation non cyclique
SE0021921269SAAB AB-BEQUITYSEK0,30%Industrie
PTBCP0AM0015BANCO COMERCIAL PORTUGUESEQUITYEUR0,30%Finance
NL0000395903WOLTERS KLUWEREQUITYEUR0,22%Industrie
BE0003739530UCB SAEQUITYEUR0,22%Santé
SE0000667891SANDVIK ABEQUITYSEK0,20%Industrie
SE0007100599SVENSKA HANDELSBKN SER AEQUITYSEK0,05%Finance
CASHEUR– 0,02%

Un forum de référence:

https://forum.finance-heros.fr

La justice a tranché : arriver en avance au boulot peut constituer un motif de licenciement pour faute grave

L’excès de zèle constituerait désormais un motif de renvoi, car cela contreviendrait aux règles établies par la hiérarchie. Après plusieurs mises en garde, une employée a été congédiée pour ce motif inhabituel.

Les retardataires chroniques ne seraient plus les seuls salariés sur la sellette, ceux qui pèchent par excès inverse s’avèrent à leur tour menacés. Le tribunal social d’Alicante a ainsi confirmé le licenciement sans indemnités d’une salariée qui se présentait systématiquement à son poste avec 30 à 40 minutes d’avance sur l’horaire théorique, rapporte le quotidien local Información .

Son employeur a d’abord tenté de la prévenir, avec une première mise en garde fin 2023. Elle a reçu plusieurs remarques à l’oral, avant que ces avertissements ne soient notifiés par écrit. Le message était clair : l’entreprise lui demandait d’arrêter de commencer ses journées avant 7h30. Elle n’a pas suivi la consigne, finissant par être licenciée pour faute grave. 

«Impact sur la relation de confiance»

Une décision surprenante sur le papier, que la société justifie par le manque d’activité de la collaboratrice le matin. En effet, comme son travail dépend de celui d’autres salariés, elle n’a pas de travaux à effectuer en leur absence, n’aidant pas l’entreprise. Cela ne s’arrête pas là : la concernée a aussi utilisé régulièrement, de «manière frauduleuse», sa signature électronique pour pointer à distance alors qu’elle était déjà partie depuis une poignée de minutes. Autant d’arguments qui ont conduit le juge à reconnaître que ce comportement portait préjudice à la société.

L’employée s’est défendue en avançant avoir une grande charge de travail, mais n’a pu en apporter la preuve. «La conduite de la travailleuse a eu un impact sur la relation de confiance et de loyauté, qui est considérablement affectée», a finalement estimé le tribunal. Et de conclure que les faits revêtent «la gravité et l’importance suffisantes pour constituer les fautes très graves de déloyauté, d’abus de confiance et de désobéissance, qui justifient l’extinction de la relation de travail».

Euro numérique : danger pour votre cash.

L'actualité financière européenne est déchirée entre deux forces antagonistes : d'un côté, la marche inexorable vers la numérisation des paiements, incarnée par le projet de la Banque Centrale Européenne (BCE) de créer un Euro Numérique (CBDC) d'ici 2029 ; de l'autre, la sanctuarisation constitutionnelle du droit au paiement en espèces par des pays membres comme la Slovénie, la Hongrie et la Slovaquie. L'adoption par le parlement slovène d'un amendement garantissant l'accès au cash est bien plus qu'une simple formalité ; elle est un vote de méfiance retentissant envers la numérisation totale des transactions. Alors que la BCE avance, le débat sur l'anonymat, le contrôle et l'inclusion financière est relancé de manière frontale.

I. L’Euro Numérique : entre souveraineté monétaire et peur du « contrôle Total »

Le projet d’Euro Numérique est présenté par la BCE comme une nécessité pour l’Europe afin de garantir la souveraineté monétaire en évitant la dépendance aux géants privés (Visa, Mastercard) ou aux monnaies numériques étrangères, tout en offrant une alternative publique, sûre et accessible à tous. Cependant, c’est précisément le fait que cette monnaie soit gérée par une autorité centrale qui alimente la critique, donnant un écho puissant à l’initiative slovène, portée par des citoyens craignant la « fin de la liberté ». Même si la BCE promet l’anonymat pour les petits paiements, l’idée d’une monnaie entièrement traçable et gérée par une institution publique est le principal point de friction. Pour les sceptiques, si l’Euro Numérique venait à être lié à des politiques publiques restrictives (comme des plafonds ou des dates d’expiration), il pourrait potentiellement devenir un outil de contrôle économique inédit. Cette inquiétude est exacerbée par la volonté de l’Union européenne de limiter les paiements en espèces à $10 000 € dans le cadre de la lutte contre le blanchiment d’argent. Pour les défenseurs du cash, cette mesure, couplée à l’arrivée d’une monnaie numérique, est perçue comme un double mouvement visant à marginaliser l’argent physique et à restreindre les libertés individuelles.

II. L’impératif du cash : Inclusion, résilience et confiance

L’initiative slovène rappelle aux législateurs pourquoi le cash reste un élément fondamental de l’économie. La capacité de payer en espèces est un impératif d’inclusion financière pour les populations non bancarisées ou celles victimes de la fracture numérique, le cash étant leur seul outil d’accès à l’économie. Il est également une question de résilience : en cas de panne électrique ou de crise majeure, les transactions numériques cessent, faisant du cash l’ultime « moyen de paiement de dernier recours ». Enfin, le maintien du droit au cash est lié à la confiance dans les institutions. Les récentes irrégularités dans la gestion du budget de l’UE (avec 6 milliards d’euros dépensés « illégalement » en 2024 selon la Cour des Comptes) alimentent la méfiance envers les mécanismes de contrôle centralisés, renforçant la demande d’autonomie financière via l’argent physique. Le droit constitutionnel n’a toutefois de sens que si l’accès physique est maintenu, alors que le réseau de distributeurs fond (baisse de 3,1% des automates en zone euro). Les solutions comme le retrait en magasin sans achat deviennent ainsi cruciales.

III. Un nouveau marché de l’emploi en finance : Les compétences de l’ère CBDC

Au-delà des débats philosophiques, la transition vers l’Euro Numérique et le renforcement des règles sur le cash transforment structurellement les opportunités de carrière et les rôles dans le secteur financier. Le projet de la BCE crée un marché pour des profils hautement spécialisés.

Le rôle des experts en Conformité (Compliance) et en Lutte Anti-Blanchiment (LAB/FT) est en pleine mutation. Ces équipes doivent désormais s’adapter aux nouveaux mécanismes de Privacy by Design de la CBDC, s’assurant que les garanties de confidentialité ne sont pas compromises, tout en respectant les exigences réglementaires. Une expertise en Droit Numérique et en régulations de l’UE devient une compétence clé. Parallèlement, le développement et la distribution de cette nouvelle monnaie exigent une infrastructure technologique robuste et ultra-sécurisée. C’est un gigantesque chantier de recrutement pour les Ingénieurs Blockchain/DLT et surtout les spécialistes en cybersécurité dont la mission est d’assurer l’intégrité et la résilience du système, car toute menace contre une monnaie centrale numérique pourrait avoir des conséquences systémiques. L’Euro numérique n’est donc pas seulement un enjeu monétaire, mais un puissant moteur de transformation des compétences dans les domaines du risque, de la conformité et des technologies financières.

L’initiative slovène a rappelé à la BCE que le succès de l’Euro Numérique ne se mesurera pas seulement à sa performance technologique, mais à sa capacité à coexister avec l’argent liquide, en respectant la liberté et la confiance des citoyens. L’Union européenne doit trouver un équilibre délicat : poursuivre la modernisation des paiements tout en garantissant des garde-fous solides autour de l’anonymat, de l’inclusion et de l’accès au cash. Pour les professionnels de la finance, ces évolutions sont une opportunité unique de spécialisation dans des domaines émergents tels que la Compliance numérique et la cybersécurité, prouvant que même la monnaie, dans sa forme la plus fondamentale, est désormais une affaire de technologie et d’éthique.

Pour la Chine, la France apparaît aujourd’hui comme un pays “has been” »

ENTRETIEN - Emmanuel Macron aborde sa visite en Chine, du 3 au 5 décembre 2025, sans aucune illusion sur sa capacité à faire fléchir Xi Jinping sur le plan économique, analyse le sinologue. Notre pays, seul, n’a en effet plus les moyens d’imposer un rapport de force avec Pékin, ajoute-t-il.
Emmanuel Lincot est professeur à l’Institut catholique de Paris et directeur de recherche à l’Iris.

Face à l’offensive chinoise sur les véhicules électriques et plus largement sur les technologies stratégiques, Emmanuel Macron va-t-il, lors de ce déplacement à Pékin et Chengdu, sonner le tocsin d’un réarmement commercial ?

Il y a une volonté de Bruxelles de mieux s’armer juridiquement face aux mesures de rétorsion chinoises, par exemple sur l’approvisionnement en terres rares. Mais les Chinois sont aujourd’hui en position de force dans presque tous les domaines. Une réponse globale et uniforme est vouée à l’échec, tant les rapports de force sont asymétriques. Il faut donc procéder au cas par cas et constituer des coalitions d’États membres par secteur.

Dans l’automobile, par exemple, la France et l’Allemagne ne partagent absolument pas la même optique. En revanche, sur l’intelligence artificielle ou d’autres technologies émergentes, une position commune pourrait émerger et servir de levier face à Pékin.

Peut-on imaginer une fermeture à terme du marché européen à la Chine, via des droits de douane massifs, par exemple ?

Je vois difficilement comment cela pourrait se produire. Les interdépendances sont trop fortes. Sans une stratégie européenne crédible d’approvisionnement alternatif en métaux critiques, et nous sommes très en retard, toute mesure protectionniste brutale serait contre-productive. Rappelons que la France était il y a trente ans quasiment en situation de monopole mondial sur le raffinage des terres rares. Nous avons fermé ces filières au nom de l’écologie et de la délocalisation… au profit de la Chine. Redémarrer aujourd’hui est extrêmement compliqué.

Emmanuel Macron ne se fait guère d’illusions sur ce voyage, qui s’inscrit dans la continuité de l’esprit de concorde, de la reconnaissance par de Gaulle en 1964 de la République populaire de Chine, et rend la politesse après la visite de Xi Jinping à Paris l’an dernier. À l’issue de cette visite, des contrats seront signés (dans l’agroalimentaire et peut-être l’aéronautique) et, dans le contexte de nos 3 000 milliards de dette publique, ce n’est pas négligeable. On pourrait aussi espérer obtenir enfin une réciprocité sur les transferts de technologie : après quarante ans où la Chine a largement bénéficié des nôtres, un juste retournement serait bienvenu. Mais les Chinois, en position de force, n’ont aucune raison objective de le faire.

La France a-t-elle les moyens d’infléchir la position chinoise et d’obtenir des garanties économiques ?

L’Europe est coincée entre l’« America First » et l’axe Pékin-Moscou. Seule, la France n’a aucun moyen d’infléchir la position chinoise. Il faudrait constituer des coalitions, y compris avec des partenaires extraeuropéens comme le Japon ou la Corée du Sud, notamment sur les questions de droit maritime en mer de Chine. Cela permettrait d’exercer une forme de coercition, pas par la force, nous n’en avons pas les moyens, mais diplomatique et économique, pour rappeler à Pékin que nous ne sommes pas totalement isolés.

Les défenseurs du libre-échange pur vous objecteront que cette logique va à l’encontre de l’ADN même de l’Union européenne…

On pouvait tenir ce discours dans un monde d’herbivores. Nous sommes aujourd’hui dans un monde de carnivores. Les circuits se ferment partout. Si nous ne nous protégeons pas, nous sommes condamnés. Le monde ouvert d’hier n’existe plus.

Aujourd’hui, nous nous faisons « laminer » parce que nous n’osons ni lever le ton ni investir massivement les moyens de notre politique. Emmanuel Macron entreprend ce voyage, qui sera sans doute le dernier pour lui en tant que chef d’État français en Chine, sans aucune illusion. Protocolairement, déjà, Xi Jinping n’avait consacré que deux jours à Paris l’an dernier, contre trois dans les Balkans (Serbie et Hongrie). Cela en dit long sur sa vision de notre pays. L’arme nucléaire, le siège permanent au Conseil de sécurité, le souvenir du général de Gaulle… Tout cela ne pèse plus très lourd face à une Chine qui impose ses normes et ses standards.

Paradoxalement, notre moindre industrialisation nous protège un peu. Nous échangeons moins avec la Chine que l’Allemagne, donc nous souffrons moins. Mais c’est une maigre consolation qui masque surtout quarante ou cinquante ans de démission.

Pendant ce temps, la Chine continue de livrer les pièces de drones à Moscou. Macron peut-il obtenir quelque chose sur le dossier ukrainien ?

Non. Cela fait trois ans qu’il croit pouvoir convaincre Xi Jinping grâce à une « relation spéciale », comme il l’a cru avec Poutine. C’est, à mon sens, une illusion psychologique. Xi Jinping comme Poutine sont des produits du stalinisme, de la même génération (nés respectivement en 1953 et en 1952, NDLR), nourris d’une haine viscérale de l’Occident. Ils ne comprennent que le rapport de force. Leur logiciel est le même.

La seule chose qu’on ait obtenue, il y a un an et demi, c’est le refus de recourir au nucléaire. D’accord, mais cela ne mettra pas fin au conflit. Ma lecture est plus cynique : Pékin a besoin de cette guerre. Elle fixe les Américains en Europe, éloigne la menace sur Taïwan, vassalise un peu plus la Russie vis-à-vis de Pékin et affaiblit l’Union européenne. Tout lui bénéficie. Il y a fort à parier que Xi Jinping écoutera poliment Macron, promettra de « réfléchir », mais rien en changera.

In fine, la Chine est-elle devenue le révélateur de notre déclassement ?

Exactement. Elle a toujours été un miroir pour l’Europe : fascination jésuite au XVIIIe siècle, fascination conservatrice aujourd’hui. Il y a quarante ans, c’était un pays misérable. Depuis, les Chinois ont travaillé, innové. On pourra arguer qu’ils ont été prédateurs, ont pillé des secrets industriels, c’est vrai. Mais ils ont surtout travaillé et innové. Ils ne proposent plus seulement de la copie, c’est fini. Désormais, nous avons affaire à une Chine qui invente, qui impose ses propres normes. Nous, pendant ce temps, vivions dans l’autosatisfaction en nous répétant : « Nous avons le plus beau pays du monde » (ce qui est vrai sur bien des plans), mais nous refusions de voir ce qui se préparait.

Pour Pékin, la France apparaît aujourd’hui comme un pays « has been », même si la Chine ne communiquera jamais officiellement de cette manière. En apparence, elle convoque les grandes mythologies franco-chinoises, de Gaulle, mais la réalité est qu’on l’intéresse de moins en moins. Notre expertise est encore reconnue en aéronautique, mais globalement l’empire du Milieu nous perçoit comme une nation archaïque, bordélique, inefficace politiquement et médiocre économiquement.

Investir comme Warren Buffet

A l'heure où les particuliers ne savent plus que penser des marchés financiers, les sentences de l'oracle d'Obama fournissent de précieux éclairages. Morceaux choisis parmi ses célèbres formules chocs.

Au début du mois de mai 2010, ils étaient encore 40.000 financiers venus de toute la planète. Ils n’avaient pas hésité à se déplacer au fin fond du Middle West pour écouter Warren Buffett. L’investisseur américain façonne l’opinion des marchés depuis plusieurs décennies. Sa recette ? Formules chocs et bon sens au service d’un seul credo : le rendement.

De ce point de vue, l’homme a du talent. Depuis 1965, la performance annuelle de l’action Berk-shire Hathaway atteint 20,3 % quand, sur la même période, le S & P 500 progresse de 9,3 %. Un record ! Mieux, affublé désormais du surnom d’« oracle d’Omaha », Buffett est devenu une référence quasi incontournable dès lors que l’on attend des réponses en matière de stratégie d’investissements. Quoi de plus facile à l’entendre ! Sauf que si les principes fondateurs de sa fortune sont simples à comprendre, encore faut-il retenir que « le rétroviseur est toujours plus clair que le pare-brise ». Dans une actualité macroéconomique riche en mauvaises nouvelles et en rumeurs alarmistes, le bon sens du gourou peut être précieux. Et s’il écarte tout scénario catastrophe au prétexte de ne « pas aimer les films d’horreur », il n’en demeure pas moins utile de revenir sur quatre grands conseils qui ont contribué à bâtir sa renommée.

1- Penser par soi-même

D’abord, ne faire confiance à personne et « laisser les imbéciles lire ce qu’écrivent les imbéciles ».« Sidéré » par le comportement moutonnier d’investisseurs prétendument intelligents, Buffett revendique une pensée propre, autonome et critique : « Moi, mes bonnes idées, je ne les retire jamais des conversations des autres. » Cette indépendance se traduit aussi au niveau des prévisions « qui ne vous disent rien sur l’avenir » et sur le métier d’analystes à côté desquels « les diseuses de bonne aventure ont fière allure ». Autrement dit, penser par soi-même est une démarche positive et complexe, où il ne s’agit pas non plus de faire forcément l’inverse des autres. De passif, l’investisseur devient actif en ne se laissant pas conduire par les modes ou le consensus. Dans son dernier rapport d’activité, le financier s’amuse du décalage entre l’extrême pessimisme des prévisions des experts pour 2009 et la magistrale envolée de 19 % du Dow Jones. De son côté, Berk-shire Hathaway a ignoré les Cassandre. Au plus fort de la crise, il a investi sans panique près de 15 milliards de dollars.

2- Acheter ce que l’on comprend

Warren Buffett n’a jamais caché son ignorance à l’égard des valeurs technologiques. Non parce qu’elles sont « inintéressantes » mais simplement parce qu’il ne comprend pas leur métier et que les multiples évolutions technologiques rendent ce créneau imprévisible. Dépassé, l’octogénaire ? Peut-être. Mais, privilégiant « le processus au résultat », il fait le choix de les éviter. Il se concentre sur l’ADN de groupes industriels où la compréhension du modèle économique se conjugue avec les talents de ses dirigeants. Au final, rien de très original si ce n’est une opinion bien tranchée et respectée depuis toujours. Sa célèbre recommandation : « Si vous ne connaissez pas les bijoux, connaissez le bijoutier », illustre toutefois la complexité de sa philosophie. En effet, précisant que « les bons jockeys obtiennent des bons résultats sur les bons chevaux mais aucun sur les canassons », il souligne l’importance des fondamentaux de l’entreprise. Enfin, le « sage » se méfie de l’effet de levier et des produits dérivés. Il les qualifie d’ « armes de destruction massive » car le « risque vient du fait de ne pas connaître ce que vous faites ». L’histoire récente ne lui donne pas tout à fait tort.

3- Investir sur le long terme

Rome ne s’est pas construite en un jour. Pareil, il faut être patient quand on investit. Le raisonnement de Buffett consiste à choisir des entreprises qu’il sera « parfaitement heureux de posséder si le marché s’effondre pendant dix ans ». Il ne cherche ni à séduire Wall Street ni à miser dans des sociétés avec l’idée de tout changer : « Cela ne fonctionne pas mieux dans les sociétés que dans les mariages. » Résultat, il fuit les promesses de la spéculation à court terme pour se concentrer sur des sociétés pour lesquelles « notre durée de détention favorite est pour toujours ». Concrètement, ce sont des entreprises sur des métiers durables, ayant une position dominante et délivrant chaque année – et depuis longtemps -des profits réguliers.

Le portefeuille de Berkshire Ha-thaway à fin 2009 révèle que la fidélité de Warren Buffett à ses entreprises n’est pas un vain mot. Exemples, American Express, le « Washington Post » ou Coca-Cola comptent toujours parmi les actifs de Berkshire Hathaway tandis que les prises de participation remontent à 1964, 1976 ou 1988. Investir à long terme permet de s’affranchir de la fluctuation anxiogène des cours de Bourse à court terme. Surtout, en lissant les mouvements erratiques des marchés, la patience offre l’occasion de vérifier dans le temps la véritable valeur de l’entreprise. Reste à « trouver des entreprises dont il est possible de prédire l’activité à quinze ou vingt ans ».

4- Etre contrariant

« Soyez avide quand les autres sont craintifs et méfiant quand les autres sont euphoriques. Le moment d’acheter, c’est quand personne ne veut acheter. » Cette sentence n’est pas sans rappeler la frénésie d’achat de Warren Buffet en 2008 alors que les cours des actions étaient au plus bas.

Outils

Volontaire et opportuniste, « le sage » sait foncer quand le monde ralentit. Et s’il reconnaît que « le métier d’investisseur suppose de savoir rester parfois inactif », l’Américain sait aussi intervenir quand ses critères les plus exigeants sont satisfaits. Seules comptent des « compagnies extraordinaires à des prix ordinaires, et non des compagnies ordinaires à des prix extraordinaires ». Pour ce faire, il s’appuie sur la conviction de l’inefficience des marchés qu’il tente de déceler pour mieux l’exploiter. Au final, l’apôtre de l’approche contrariante ne fait ni plus ni moins que de distinguer le prix de la valeur : « Le prix c’est ce que l’on paie, la valeur c’est ce que l’on a. » Autrement dit, il opère avec une bonne marge de sécurité en fouinant les belles sociétés pas chères dont le potentiel viendra accroître la valorisation. Cerise sur le gâteau, il les acquiert souvent en période de baisse pour les vendre plus tard quand les marchés ont bien grimpé. Tout un art sachant que « si jamais vous vous retrouvez dans un bateau qui coule, l’énergie pour changer de bateau est plus productive que l’énergie pour colmater les trous ».

En définitive, ces règles sont-elles infaillibles ? Non, hélas. Et si Warren Buffett se montre prolixe en conseils, il sait aussi reconnaître ses erreurs. En fait, il a appris qu’ « au cours de sa vie, il est impossible à un investisseur de prendre des centaines de bonnes décisions. Une seule par an suffit ». De quoi décomplexer ceux qui ne comprennent rien à des marchés où le vinaigre circule sur les tables aussi vite que le champagne.

BLANDINE BLANC-DURAND

Finance comportementale : le biais de récence

L’actualité économique est souvent traitée sous l’angle des chiffres : taux d’intérêt, croissance du PIB, bénéfices des entreprises. Pourtant, au cœur de chaque transaction financière, il y a une variable bien plus volatile et difficile à modéliser : l’être humain. En cette fin d’année 2025, alors que les Bourses mondiales s’enthousiasment pour les résultats spectaculaires de géants de la tech comme Nvidia ou que le CAC 40 semble ignorer certaines incertitudes, un piège psychologique menace silencieusement l’épargnant et le jeune professionnel : le Biais de Récence.

Le biais de récence : quand le passé proche occulte l’avenir lointain

Le Biais de Récence est un concept fondamental de la finance comportementale. Il décrit la tendance naturelle de notre cerveau à accorder une importance disproportionnée aux événements les plus récents lors de la prise de décision, tout en minimisant ou en ignorant les données historiques ou les tendances à long terme. Aujourd’hui, l’actualité financière récente est dominée par des performances exceptionnelles. Un indice a grimpé de 5 % ce mois-ci, une action a doublé de valeur en six mois, ou une cryptomonnaie a explosé après une annonce. Pour l’investisseur moyen, cette vague d’informations positives et proches a un effet pervers : elle crée une illusion de continuité. On se dit inconsciemment que la tendance actuelle est la seule qui compte et qu’elle va se poursuivre indéfiniment.

Ce mécanisme psychologique est le moteur direct de deux erreurs fondamentales qui coûtent cher aux investisseurs. La première, c’est l’acte d’acheter au plus haut. Poussé par la Fear Of Missing Out (FOMO), l’investisseur se lance dans l’achat après une forte hausse, craignant de rater le « train » de la richesse, ignorant que le titre est peut-être déjà surévalué. La seconde erreur, tout aussi coûteuse, est de vendre au plus bas. Après une correction brutale, la récence du choc émotionnel (la perte) prend le dessus, menant à la panique et à la liquidation des actifs à prix cassés, brisant ainsi la stratégie de long terme. Ce biais empêche de maintenir la discipline, essentielle à la réussite dans l’investissement.

Les outils nécéssaires

Désormais, les programmes de formation en finance intègrent de plus en plus la psychologie des marchés. Les professionnels sont entraînés à formaliser un plan écrit, c’est-à-dire définir des règles d’investissement claires (objectifs, seuils de prise de bénéfices, limites de pertes) avant d’entrer sur le marché. Ce plan agit comme un garde-fou rationnel contre les décisions prises sous le coup de l’émotion récente. De plus, ils analysent l’historique complet en utilisant des données sur plusieurs cycles économiques, incluant les krachs et les récessions, afin de contextualiser la performance actuelle. Enfin, ils mettent en place des « buffers » ou temps de pause avant toute décision majeure pour laisser retomber l’émotion générée par une actualité forte.

En France, la tentation islamiste gagne du terrain dans la jeune génération musulmane

Selon une étude de l’Ifop, menée de 1989 à aujourd’hui, les musulmans de 15 à 24 ans, contrairement à leurs aînés, sont très nettement attirés par les formes les plus rigoristes de leur religion, préférant la charia aux lois républicaines.

L’art du sondage en matière religieuse est délicat. Les croyants ne livrent pas forcément aux sondeurs ce qu’ils ont de plus intime. Mais les résultats sont parfois sans appel. Ainsi du sondage de l’Ifop pour la revue Écran de veille, publié ce mardi 18 novembre, qui tend à démontrer que la pratique stricte de l’islam et la sympathie pour sa forme radicale ont gagné près de la moitié de la jeune génération musulmane depuis 1989.

François Kraus, directeur du pôle politique et actualité de cet institut de sondage, analyse : « Cette enquête dessine très nettement le portrait d’une population musulmane traversée par un processus de réislamisation, structurée autour de normes religieuses rigoristes et tentée de plus en plus par un projet politique islamiste. » Il insiste sur le comportement notable « des plus jeunes musulmans », pour qui cette « forte réaffirmation identitaire » s’exprime en trois points : « L’intensification des pratiques cultuelles, la rigidification des rapports de genre, l’adhésion croissante aux thèses islamistes. »

Quelques chiffres significatifs appuient son propos : en 36 ans, la fréquentation de la mosquée par les moins de 25 ans est passée de 7 % à 40 %. Dans cette classe d’âge, le respect strict du ramadan a bondi, grimpant de 51 % à 83 %. Quant au port du voile, il a progressé de 16 % à 45 % chez les filles de cette génération, soit trois fois plus qu’en 2003, une année de fortes polémiques sur le sujet.

L’étude constate non seulement cette progression des règles religieuses chez les jeunes musulmans, mais elle observe aussi chez eux la diffusion d’une culture de la radicalité : 42 % éprouvent de la sympathie pour l’islamisme quand 33 % de l’ensemble des musulmans voient les radicaux d’un bon œil. En 1998, la proportion de cette bienveillance pour les intégristes était de 19 %, tous âges confondus.

Autre marqueur observé ces dernières années via des faits de société à répétition, le rejet de la mixité. 45 % des hommes de moins de 35 ans et 57 % des femmes du même âge refusent au moins une forme de contact, comme celui de serrer la main, de se faire soigner par une personne de l’autre sexe, de fréquenter une piscine mixte. Un jeune musulman de moins de 25 ans sur deux (47 %) refuserait par exemple de faire la bise à une personne de l’autre sexe.

Cette tendance au rigorisme touche également le respect des lois françaises : 57 % des 15-24 ans interrogés pensent que les lois de la République passent après les règles de l’islam, la législation française étant « moins importante » que la charia. Alors que 49 % des musulmans, tous âges confondus, choisiraient le respect des lois françaises (contre 62 % en 1995). Une évolution encore plus visible dans le champ scientifique. Si 65 % des musulmans pensent que la religion surpasse la science sur la question de la création du monde (19 % en moyenne chez l’ensemble des Français), ils sont 82 % de jeunes à le penser.

Autre élément notable de ce nouveau sondage, l’analyse détaillée de l’attirance des musulmans pour les différentes sensibilités de l’islamisme. L’enquête retient six mouvements, mais ce sont les Frères musulmans qui recueillent le plus de soutien, avec un quart chez les musulmans dans leur ensemble et un tiers chez les moins de 25 ans. En France, ce mouvement – fondé en Égypte en 1928, notamment en réaction à « l’emprise laïque occidentale » – a longtemps été incarné par l’Union des organisations islamiques de France (UOIF), débaptisée en 2017 pour s’appeler Musulmans de France. Cette mouvance est fortement investie dans la formation des imams et la création de collèges et de lycées. Elle prône un islam très orthodoxe, et sait s’insérer dans les sociétés occidentales en respectant ses lois tout en ne faisant aucun compromis sur la religion. Un mouvement qui a ardemment défendu le voile lorsque les débats sur son port faisaient rage.

Le capital « sympathie » pour les autres mouvances rigoristes s’exprime ainsi : le salafisme (9 %), qui revendique une approche intégriste, le wahhabisme (8 %), incarné par l’Arabie saoudite, le tabligh (8 %), très rigoriste, d’origine indienne, le takfir (8 %), qui considère tout non-musulman comme un apostat à cibler, le djihadisme (3 %), qui légitime la violence armée pour gagner le pouvoir. Ce dernier recueille 52 % d’opinion hostile de la part des musulmans (24 % sont indifférents, 13 % disent ne pas le connaître et 8 % ne se prononcent pas). Le salafisme est rejeté à 28 % et les Frères musulmans à 24 %.

Globalement, 38 % des musulmans partagent tout ou partie de ces mouvances islamistes, ils n’étaient que 19 % à les soutenir en 1998. Quant aux jeunes de moins de 25 ans, c’est l’un des chocs de l’étude : ils sont 42 % à ressentir de la bienveillance pour les islamistes, alors qu’ils étaient 29 % en 1998. Même chose chez les 25-34 ans, qui passent de 22 % en 1998 à 43 % en 2025, selon l’Ifop.

Dans son commentaire, l’institut de sondage juge « préoccupante » cette « progression de l’adhésion aux thèses islamistes », parce qu’elle est « loin des discours convenus sur une sécularisation qui serait à l’œuvre chez les musulmans français » et que le résultat de l’enquête « dépasse même les estimations les plus pessimistes ».

La fascination de cette jeunesse pour le radicalisme confirme au passage son désintérêt pour les grandes fédérations musulmanes qui représentent officiellement l’islam de France et qui tentent de combattre, de l’intérieur, ces tendances intégristes.

En s’appuyant sur ce panorama, François Kraus émet cette hypothèse pour le futur : « Loin de s’atténuer avec le temps, le processus de réislamisation et de radicalisation va au contraire s’amplifier au fil du renouvellement des générations. » Il pourrait d’ailleurs être irréversible : « L’enquête suggère que, à ce stade, rien ne semble enrayer ce processus. Au contraire, tous les indicateurs convergent vers un renforcement de ces tendances dans les années à venir. »

D’autant que seulement 12 % des musulmans âgés de 15 à 24 ans souhaitent, en 2025, que « l’islam se modernise ». Cette question de l’adaptation de l’islam, posée à cette même tranche d’âge en 1998, recueillait pourtant l’assentiment de 41 % des jeunes. Cette proportion favorable à une réforme a donc été presque divisée par quatre. Et par deux pour l’ensemble des musulmans : 48 % souhaitaient une réforme en 1998, ils ne sont plus que 21 % aujourd’hui.

Cette analyse sans appel est toutefois pondérée par deux observations mises en évidence dans l’étude. D’une part, cette exigence religieuse des jeunes générations est aussi constatée depuis une dizaine d’années dans toutes les religions, même si c’est dans l’islam qu’elle se montre la plus spectaculaire. Aussi l’Église catholique de France s’est-elle étonnée au printemps dernier de constater une résurgence de la pratique ascétique du carême chez les jeunes. Beaucoup reconnaissaient d’ailleurs avoir été comme « provoqués » dans leur foi chrétienne par la religiosité de leurs confrères musulmans, notamment dans le milieu scolaire. Mais, à ce propos, l’Ifop observe que « la religiosité » est « largement supérieure chez les musulmans que dans les autres religions » : 80 % se déclarent religieux, contre 48 % en moyenne dans les autres religions. 67 % des musulmans âgés de moins de 25 ans « reconnaissent prier au moins une fois par jour » en 2025, ils n’étaient que 26 % en 1989. Là aussi l’augmentation est spectaculaire.

Ce même sondage démontre que les fidèles musulmans auraient un moindre degré de religiosité en vieillissant. Ainsi du port du voile, qui serait en chute chez les musulmanes de plus de 50 ans. Si 31 % des femmes se voilent en 2025, elles étaient 19 % en 2003. En revanche, les femmes de 50 ans et plus, elles, ne seraient plus que 16 % à porter le voile aujourd’hui. Un phénomène similaire se produit pour la fréquentation – essentiellement masculine – de la mosquée : 40 % des jeunes musulmans la fréquentent, contre moins d’un quart des 50 ans et plus (24 %).

Le sondage n’explique toutefois pas les causes de cette baisse de la religiosité après 50 ans, si elle correspond à cette génération plus marquée par l’influence de la sécularisation occidentale ou si c’est l’âge qui entame la vigueur religieuse.

Sur ces différences, François Kraus conclut : « Ce qui frappe dans ces résultats, c’est surtout la constance du gradient générationnel : sur presque tous les indicateurs (religiosité, pratiques cultuelles, voile, refus de la mixité, rejet de la science, primauté de la loi religieuse, adhésion à l’islamisme), les jeunes musulmans se montrent systématiquement plus rigoristes et plus radicaux que leurs aînés. »

Un point de bascule historique, qui se lit sur plusieurs statistiques, se situe entre les années 2016 et 2019. Ainsi de la fréquentation de la mosquée chez les 15-25 ans : elle était de 51 % en 1989, progresse à 74 % en 2001, se maintient en plateau jusqu’à 2019, puis baisse à 64 % avant de bondir à 84 % en 2025. Idem pour le port du voile chez les filles de moins de 25 ans : il est de 16 % en 2003, double en 2016 et passe à 45 % en 2025. On retrouve le même phénomène, autour de 2016, avec la prière personnelle. Jusqu’en 2007, 40 % des musulmans prient au moins une fois individuellement chaque jour. Ils passent à 60 % en 2016.

De même, après avoir été stable sur plusieurs années, c’est à partir de 2016 que la pratique du jeûne chez les 15-25 ans, pour le ramadan, décolle, passant de 70 % à 82 %. Quant à la consommation d’alcool, elle est passée d’environ 30 % pour les moins de 25 ans, en 2011, à 12 % en 2025. L’arrivée d’une forte classe d’âge à l’adolescence à cette période pourrait expliquer ces regains de religiosité mais la séquence 2016-2019 correspond aussi à l’épopée Daech, qui a eu beaucoup d’impact en France.

L’Ifop assure enfin que 7 % des Français interrogés se déclarent musulmans quand 43 % se disent catholiques, 37,5 % sans religion, 4 % protestants ou évangéliques, 1 % juifs, 1 % orthodoxes, 1 % bouddhistes. Les musulmans composaient moins de 1 % de la population française il y a 40 ans, en 1985, alors que 83 % des Français se déclaraient catholiques. Cela ne confirme pas la perspective du « grand remplacement », estime l’institut, mais la tendance de fond pose avec une « acuité nouvelle la question de l’adhésion aux valeurs républicaines » des jeunes générations musulmanes. En effet, argumente l’Ifop, le mouvement dessiné par le sondage est « loin de s’atténuer », car il « est porté par une jeunesse de plus en plus désireuse de marquer son identité musulmane face à une société française perçue comme hostile ».

Note : ce sondage a été réalisé du 8 août au 2 septembre sur un échantillon de 1 005 personnes de religion musulmane (extrait d’un échantillon national représentatif de 14 244 personnes âgées de 15 ans et plus résidant en France métropolitaine).

Berkshire Hathaway

Des performances opérationnelles solides pour Berkshire Hathaway, une trésorerie toujours pléthorique

Les sociétés opérationnelles du conglomérat se portent bien. Ce dernier continue d’engranger des liquidités qui se situent à leur plus-haut historique. Le passage de témoin entre Warren Buffett et Greg Abel se fera comme prévu à la fin de l’année.

Et si Warren Buffett finissait une fois de plus par avoir raison… Depuis des mois, le conglomérat du célèbre homme d’affaires accumule les liquidités – elles s’élevaient à 381,6 milliards de dollars au 30 septembre – au motif d’un marché jugé trop cher, réduisant, selon lui, à la portion congrue les occasions d’investissement. Il a même cessé ses propres rachats d’actions, la valorisation du titre ayant dépassé sa valeur « intrinsèque » que le groupe définit lui-même. Or, les doutes sur une possible bulle sur les valeurs technologiques liées à l’intelligence artificielle, qui ont boosté les marchés au cours des derniers mois, se multiplient, et le spectre d’une correction boursière, qui épargnerait peu de valeurs, refait surface. La suite dira si « l’oracle d’Omaha » avait vu juste ou non.

En attendant, les résultats de ses sociétés opérationnelles se sont montrés solides au troisième trimestre avec un résultat d’exploitation de 13,5 milliards de dollars, contre 10 milliards un an plus tôt, portés surtout par l’excellente performance des activités d’assurance, le premier pôle contributeur aux résultats, pour un chiffre d’affaires de 95 milliards, en progression de 2,1 %. Sur les neuf premiers mois de l’exercice, les bénéfices opérationnels se sont établis à 34,3 milliards, en hausse de 4,2 %.

Plus de prime « Buffett »
Depuis l’annonce du départ de Warren Buffett de la direction opérationnelle du conglomérat au mois de mai, le titre est rentré dans le rang, oscillant autour du seuil de 470 à 480, à environ 1 % de son pic historique touché le 2 mai (542,07 dollars). La prime « Buffett » a notamment disparu. Mais il est vrai aussi que le titre se traitait sur des niveaux de valorisation élevés.

Le successeur de Warren Buffett, Greg Abel, qui connaît très bien la maison, possède les atouts pour assurer la continuité. Et les moyens. Le conglomérat a d’ailleurs acquis au mois d’octobre OxyChem, la filiale pétrochimique d’Occidental Petroleum, pour un montant de 9,7 milliards de dollars, sa plus importante acquisition depuis l’assureur Alleghany en 2022. Il démontre, une fois de plus, sa volonté de se développer à contre-courant des modes, n’hésitant pas à continuer à investir dans la « vieille économie ». Mais les marchés attendent surtout la prochaine « cible » cotée, qui viendra garnir le portefeuille de titres du conglomérat – les derniers mouvements seront connus dans quelques jours après la déclaration auprès du gendarme de la Bourse américaine – celui-là même dont l’évolution alimente les gazettes et entretient la légende.

Conseil :
Au regard du contexte incertain, il nous semble préférable de poursuivre nos allègements sur le titre. D’autant que le ratio cours/valeur comptable ressort encore à 1,4 fois pour 2026, ce qui le situe dans la borne haute historique.

Dividendes : faut-il choisir la Flat Tax ou le barème progressif ?

Lorsqu’un associé de société perçoit des dividendes, il a le choix entre deux mécanismes d’imposition fiscale. Par défaut, c’est la « Flat Tax » qui s’applique. Il s’agit d’un prélèvement forfaitaire unique de 30 % comprenant une partie d’impôt sur le revenu et une partie de prélèvements sociaux. Cela dit, l’associé peut opter pour l’imposition au barème progressif et appliquer le système qui existait auparavant. Quoiqu’il en soit, il restera redevable, à minima, des prélèvements sociaux au taux de 17,2 %. En pratique, vaut-il mieux choisir la flat tax ou opter pour l’imposition au barème progressif ? Voici les éléments de réponse !

Flat Tax et barème progressif : rappel des règles en vigueur pour les dividendes

La Flat Tax en quelques mots

En 2018, le gouvernement a mis en place un nouveau système de taxation des les revenus de capitaux mobiliers (et certaines plus-values mobilières). Il s’agit du prélèvement forfaitaire unique (PFU), plus connu sous l’appellation Flat Tax. Le PFU consiste en l’application d’un taux au montant du dividende brut distribué. Celui-ci est de 30 %. Il comprend 12,8 % d’impôt sur le revenu et 17,2 % de prélèvements sociaux (CSG, CRDS, etc.). Aucun abattement ne s’applique ici.

Rappel sur l’imposition au barème progressif

Cela dit, le législateur n’a pas pour autant supprimé l’ancien mécanisme. L’imposition au barème progressif de l’impôt sur le revenu reste possible pour les dividendes. Elle s’effectue toutefois sur option de la part du contribuable. Par défaut, c’est donc le PFU qui s’applique. Autrement, l’imposition au barème progressif présente deux avantages. Elle permet de bénéficier de l’abattement de 40 % et de déduire une partie de la CSG acquittée.

En cas d’option pour le barème progressif, l’administration fiscale prélève tout de même un montant fixé à 30 % sur le dividende brut avant qu’il ne soit distribué. On parle de précompte. Ce montant comprend les prélèvements sociaux (17,2 %) ainsi qu’un acompte d’impôt sur le revenu (12,8 %), qui fera l’objet d’une régularisation une fois que l’impôt définitif sera calculé. L’acompte d’impôt sur le revenu est donc, dans ce cas, provisoire.

Flat tax ou barème progressif : un choix global et annuel

Attention, le choix entre flat tax et barème progressif est global. Cela signifie que si le bénéficiaire de dividendes choisit le barème progressif, cette solution s’applique à tous les autres revenus concernés (autres dividendes, mais également intérêts et plus-values). En d’autres termes, il est impossible d’appliquer le PFU pour certains types de revenus, et d’opter pour le barème progressif pour une autre partie. L’option pour l’imposition au barème progressif s’effectue en cochant la case 2OP dans la déclaration de revenus (formulaire n° 2042).

Flat Tax et barème progressif : avantages en matière d’imposition des dividendes

La Flat Tax présente un avantage majeur : la simplicité. En restant au PFU, le bénéficiaire de dividendes connaît très rapidement l’imposition dont il est redevable. En effet, comme indiqué ci-dessus, il suffit de multiplier le montant du dividende brut par 30 % (12,8 % au titre de l’impôt sur le revenu et 17,2 % au titre des prélèvements sociaux). Le montant obtenu est définitif, il ne fait l’objet d’aucune régularisation à posteriori.

L’option pour le barème progressif permet d’être taxé au taux prévu dans le barème de l’impôt sur le revenu. Ce taux tient compte des revenus globaux du foyer fiscal. Il peut être de 0 %, 11 %, 30 %, 41 % ou de 45 %. Il s’applique après un abattement de 40 %. Au montant obtenu, s’ajoutent les prélèvements sociaux, au taux de 17,2 % (sans abattement). Ici, une partie des prélèvements sociaux est déductible des revenus imposables du foyer fiscal : c’est la CSG déductible de 6,8 %.

L’abattement de 40 % s’applique sous conditions. Il nécessite une distribution régulière de dividendes, c’est-à-dire qui respecte certaines règles, notamment en matière d’approbation et de répartition du résultat. En pratique, la plupart des distributions le sont, mais il faut s’en assurer au préalable. Voici des compléments d’information à ce sujet pour les petites structures (SASU ou EURL) :

Flat Tax ou barème progressif : les critères de choix

Principe

Alors, vaut-il mieux choisir la flat tax ou opter pour le barème progressif de l’impôt sur le revenu ? En pratique, le raisonnement est assez simple à comprendre. Il suffit d’analyser la situation du bénéficiaire des dividendes, et plus particulièrement son taux d’imposition à l’impôt sur le revenu. S’il est non-imposable (dans la tranche à 0 %), il a, bien évidemment, intérêt à opter pour le barème progressif. Il ne paiera, dans ce cas, que les prélèvements sociaux (17,2 %) et évitera ainsi les 12,8 % d’IR.

En revanche, s’il est imposable, il faut identifier la tranche dans laquelle ses revenus sont imposables. À 11 %, la question ne se pose pas : l’option pour le barème progressif reste la plus intéressante. À 30 %, il faut effectuer des calculs et simulations. L’abattement de 40 % et la déduction de la CSG (6,8 %) rendent l’option pour le barème progressif intéressante pour ceux qui se situent en début de tranche. Enfin, pour les contribuables aisés, taxés dans les tranches à 41 et 45 %, la Flat Tax est la solution la plus avantageuse.

Exemples

Voici les résultats de plusieurs simulations effectuées sur le site impots.gouv.fr (couple sans enfants, 2 parts) :

Revenus imposableTaux d’impositionImpôts payés avec Flat TaxImpôts payés avec barème
17 000 € de salaires
10 000 € de dividendes
11 %3 000 €
(Flat Tax : 3 000 €)
1 720 €
(CSG déductible : 680 €)
45 000 € de salaires
25 000 € de dividendes
30 %9 400 €
(Flat Tax : 7 500 €)
8 300 €
(CSG déductible : 1 700 €)
60 000 € de salaires
40 000 € de dividendes
30 %16 000 €
(Flat Tax : 12 000 €)
17 300 €
(CSG déductible : 2 720 €)
100 000 € de salaires
100 000 € de dividendes
30 %44 850 €
(Flat Tax : 30 000 €)
48 000 €
(CSG déductible : 6 800 €)
Source:https://www.lecoindesentrepreneurs.fr/dividendes-flat-tax-ou-bareme-progressif/

La dette

Cela fait des années qu’on en parle. 

Je pourrais citer Jacques Chirac, François Fillon, Bruno Le Maire et, bien sûr, François Bayrou. Par tous, le mot “dette” a été prononcé émoi.

Mais je préfère citer Louis XVI qui a vécu l’expérience jusqu’au bout ; jusqu’à l’échafaud. En 1788, il annonce, en effet : “L’État est en banqueroute ; il ne peut plus faire face à ses engagements.” 

L’État français fait alors partiellement défaut sur sa dette. Nous sommes à la veille de la Révolution française. 

La dette française représente-t-elle, aujourd’hui, un réel danger ? Ou n’est-ce qu’un épouvantail brandi par des hommes politiques en mal de popularité pour imposer leurs réformes ? 
C’est le sujet de cette édition.(Et on verra aussi comment protéger votre épargne).

La dette en chiffres
La dette publique dépasse 3 200 milliards d’euros. C’est l’équivalent de 115% du PIB du pays. 
Mais paradoxalement, le niveau de la dette n’est pas un problème à lui seul. Pour s’en convaincre, il suffit de voir qu’un pays comme le Japon a une dette ramenée au PIB bien supérieure.

Dette sur PIB d’une sélection de pays. 

Après tout, une dette, si elle ne coûte rien à financer, n’est pas un vrai fardeau. Ainsi les intérêts portant sur la dette japonaise sont de 1,5% alors même que l’inflation y est de 3,1%. En termes réels (net d’inflation) le coût de la dette japonaise est donc négatif. À ce prix-là, le Japon aurait tort de s’en priver. 

L’Allemagne et les Pays-Bas aussi empruntent à des taux bien inférieurs à ceux de la France. Notre cher pays est même devenu le vilain petit canard de l’Union Européenne. La France emprunte à un taux plus élevé que la Grèce et égal à celui de l’Italie.

C’est ce que montre ce graphique :

Évolution des taux d’emprunt d’une sélection de pays Européens. 

La france en rouge.

Comment les bons élèves s’y prennent-ils ? Ils ont certes une dette inférieure à celle de la France, mais surtout, ils ont un budget maîtrisé avec un déficit public inférieur au fameux 3%. Si le coût de leur dette venait à gonfler, ces pays pourraient facilement réduire leur besoin de financement sans bouleverser leur politique budgétaire. En empruntant moins, ils emprunteraient aussi moins cher. 

Mais pour la France les choses sont différentes. Avec un déficit de près de 6% du PIB, emprunter moins signifie faire d’énormes efforts budgétaires. Or le blocage politique que connaît la France rend impossible toute réforme d’envergure. 

Notre dette coûte cher et les intérêts payés chaque année représentent désormais 60 Mds €. C’est le premier budget de l’État, devant l’éducation nationale (hors pensions).

Le scenario noir
Le 12 septembre dernier, l’agence de notation Fitch a dégradé la note de la France de AA- à A+. Rappelons que les agences de notation sont censées mesurer le risque de défaut d’un État ou d’une entreprise. Leur note reflète ce risque. 
Cette dégradation signifie donc que l’agence y voit un risque accru en ce qui concerne la France. 
Mais quel est vraiment le risque ? 
La France a fait défaut pour la dernière fois en 1797. Depuis, le fonctionnement économique a beaucoup évolué. La Banque de France a notamment été créée sous l’impulsion de Napoléon, puis nationalisée en 1945.
Or, celle-ci a eu un rôle fondamental dans la stabilisation de l’économie française. 
Car la Banque de France pouvait intervenir pour acheter la dette du pays et ainsi la “monétiser” ; l’annuler dirait-on tout bonnement aujourd’hui. 
Dès lors, le risque de faillite n’a plus lieu d’être. La Banque de France devient le prêteur en dernier ressort. (Il faut toutefois noter que cela a d’autres conséquences : dévaluation et inflation). 
BCE : le nouveau paradigme
Avec l’euro, les règles changent. La Banque Centrale Européenne est indépendante et elle n’est pas censée monétiser la dette de certains pays de l’Union. Chaque pays perd donc son autonomie financière au profit de prix plus stables et d’une monnaie plus forte.
Mais pour jouer le jeu de l’euro, il faut être sérieux ; il faut être rigoureux. Il faut tenir ses comptes comme savent le faire les Allemands et les Hollandais. Les Français n’ont pas encore appris à le faire. 
Le scenario noir
Revenons-en au risque qui pèse sur la France et imaginons un instant que, gouvernement après gouvernement, la situation reste inchangée : 
les déficits augmentent ;par crainte, par exemple, d’une élection présidentielle qui amènerait au pouvoir un parti populiste les investisseurs s’écartent progressivement de la dette française ;donc les taux augmentent ;et donc la charge de la dette augmente (ie les intérêts qu’il faut rembourser tous les mois) ;donc le déficit augmente d’autant ;et donc il faut emprunter davantage alors que les investisseurs sont moins enclins à prêter !et donc les taux d’intérêt augmentent à nouveau !!etc. 
On voit bien quel cercle vicieux peut ainsi se mettre en marche. On voit bien, aussi, que ce cercle vicieux finit tôt ou tard par imploser ; c’est le défaut de paiement. 
Dans ce scénario, la BCE (et le FMI) finirait toutefois par intervenir avec “un plan de sauvetage” juste avant le défaut de paiement, comme ils l’ont fait pour la Grèce. 
Mais ce “plan” serait accompagné de réformes faites à la hache dont le cas Grecque laisse entrevoir la violence : baisse des salaires des fonctionnaires ; hausse des impôts ;allongement de l’âge de départ à la retraite ;réduction des pensions retraite ;réduction du salaire minimum.
Voilà un cocktail bien désagréable. 

Votre épargne est-elle en danger ?
Avant toute chose, j’aimerais indiquer que ce scénario noir n’est pas inéluctable. Nous ne sommes pas à l’abri d’un gouvernement responsable qui remettrait de l’ordre dans le budget de l’État.
Cela étant dit, il n’est jamais mauvais d’envisager le pire pour ne pas se retrouver sur la paille.
Alors voici quelques recommandations : Diversifiez. D’une manière ou d’une autre, l’État sera sans doute contraint à augmenter les impôts. Mais ce risque est propre à la France. Et, si l’impôt sur les sociétés est accru, les actions françaises peuvent être pénalisées. Investissez aussi dans des actions étrangères. Privilégiez les enveloppes fiscales exonérées d’impôts. Si les impôts augmentent, il est probable que l’assurance-vie et le PEA soient épargnés puisqu’ils sont aujourd’hui exonérés d’impôts.
Évitez les obligations françaises. En cas de forte poussée des taux souverains, le prix de ces obligations baisserait. Privilégiez plutôt les obligations d’entreprises européennes et mondiales, libellées en euros.
Notez que les actifs obligataires peuvent être de bons supports pour amortir les crises. Ils sont toutefois un peu plus complexes à appréhender que les actions. Si vous souhaitez en savoir plus, sachez que j’en parle en détail dans ma formation.

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