Amazon élargit son offre de livraison express aux produits frais

Amazon.com annonce que plus de 1000 villes et localités américaines peuvent désormais commander des produits frais via son service de livraison le jour même, avec un objectif de plus de 2300 d’ici fin 2025. 

Cette extension intègre fruits, légumes, produits laitiers, viandes, poissons, produits de boulangerie et surgelés à son réseau logistique rapide. 

Doug Herrington, directeur général d’AmazonStores, souligne que cette offre simplifie les courses en ligne et favorise la fidélité. L’entreprise a constaté que les clients ayant acheté des produits frais reviennent deux fois plus souvent. 

En 2024, Amazon a généré plus de 100 MdUSD de ventes de produits d’épicerie et d’articles ménagers, hors Whole Foods Market et AmazonFresh.

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Amazon renforce son offre de livraison de produits alimentaires le jour même aux USA

Par Nicholas G. Miller

Amazon a annoncé qu’il proposait désormais la livraison de produits alimentaires le jour même dans 1.000 villes américaines, avec des plans d’expansion supplémentaires d’ici la fin de l’année. 

La société basée à Seattle a annoncé mercredi qu’elle étendrait la livraison le jour même de produits alimentaires frais à plus de 2.300 villes et villages aux Etats-Unis d’ici la fin de l’année 2025, permettant aux clients de commander des produits frais, des produits laitiers, de la viande, des fruits de mer, des produits de boulangerie et des aliments surgelés. 

Amazon a déclaré avoir généré plus de 100 milliards de dollars de ventes brutes de produits alimentaires et d’articles ménagers essentiels en 2024, sans compter les ventes de Whole Foodset d’Amazon Fresh. 

Au-delà des produits alimentaires, la société tente d’étendre sa capacité de livraison le jour même et le lendemain à une zone géographique plus large. Elle a déclaré en juin qu’elle proposerait la livraison le jour même et le lendemain à 4.000 petites villes, villages et zones rurales d’ici la fin de l’année et qu’elle investirait 4 milliards de dollars pour tripler la taille de son réseau de livraison d’ici 2026. 

Cet article a été traduit automatiquement de l’anglais vers le français par une technologie d’intelligence artificielle. La version anglaise doit être considérée comme la version officielle de cet article. Veuillez envoyer un courriel à service@dowjones.com si vous avez des commentaires sur cette traduction. 

DNCO20250813007629
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August 13, 2025 09:28 ET (13:28 GMT) 
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August 13, 2025 12:20 ET (16:20 GMT)
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D’Allah akbar à Free Palestine ?

L’attentat de Washington marque peut-être un tournant. L’assassin présumé n’était pas lui-même un musulman radicalisé, mais c’est à la cause palestinienne telle qu’elle a été refondée dans la matrice islamiste qu’il a manifestement prêté allégeance.

La sidération était totale. Je parle évidemment de l’attentat meurtrier de Washington contre deux jeunes diplomates de l’ambassade israélienne, et cela, au Musée juif de la capitale fédérale américaine. L’assassin, qui a une histoire militante à l’extrême gauche, a d’abord cherché à se faire passer pour un témoin du crime, avant de le revendiquer au cri de « Free Palestine ». C’est pour Gaza qu’il a commis ce double assassinat, et il en est fier. On comprend qu’il souhaite donner l’exemple, et qu’il souhaite multiplier les vocations. Dirons-nous dans quelques jours qu’il s’agit d’un déséquilibré ?

Mais ne fallait-il pas s’attendre un jour à un semblable attentat ? N’ayant pas accepté, après le 7 Octobre, le rôle de victime idéale, tendant l’autre joue et pardonnant sereinement à ceux qui massacrent ses enfants, Israël s’est engagé dans une guerre longue et s’est donné pour mission de chasser le Hamas de Gaza, un tunnel à la fois. Nul ne contestera que cette guerre, comme toutes les guerres, est atroce. Mais elle est présentée depuis le premier jour par les contempteurs d’Israël comme une entreprise génocidaire. C’est la grande inversion des temps présents : Israël, dans ce récit, prend les traits des nazis de jadis, et les Palestiniens, ceux des Juifs. Dès lors, si Israël est vraiment un État nazi, tout est permis.

Ce récit n’a rien de neuf, mais il est sorti des marges de l’extrême gauche. Qui ne le reprend pas est accusé de complicité génocidaire, ou du moins, d’indifférence au malheur objectif des Palestiniens. Les campus américains ont été ainsi le théâtre de scènes où la rhétorique antisioniste masquait bien mal la réaction d’un antisémitisme atavique, aujourd’hui point de contact admis entre l’extrême gauche occidentale et des populations qui l’emportent dans leurs bagages en s’installant en Occident. On voit de même des gouvernements occidentaux flirter avec lui, ou même le reprendre tout simplement à leur compte.

L’idée est de transformer Israël en État paria, comme l’étaient autrefois la Rhodésie et l’Afrique du Sud – on a insuffisamment noté à quel point l’accusation de génocide radicalisait celle voulant qu’Israël reproduise la logique de l’apartheid. Dès lors, ceux qui le servent sont coupables par association, et les abattre s’inscrit dans une guerre globale de libération. Assassiner un diplomate israélien revient à abattre un fonctionnaire du Parti nazi.

Comment ne pas avoir à l’esprit l’attentat de Septembre noir contre les athlètes israéliens à Munich, en 1972, célébré par un journaliste révolutionnaire depuis devenu célèbre, convaincu alors de la cruelle nécessité de ces assassinats, même s’il s’est amendé ensuite, ce qui ne l’empêche pas de prendre encore la pose du grand professeur de morale, d’exemplaire inquisiteur. On trouvera même des politiques, marqués à gauche de la gauche, pour dissocier cet attentat de toute forme d’antisémitisme, en le présentant plutôt comme la réplique malheureuse mais inévitable contre la domination d’un peuple par un autre. Ils avaient dit la même chose après le 7 Octobre.

Il ne faudrait toutefois pas voir dans l’attentat de Washington un fait isolé, même s’il se distingue évidemment par son extrême violence. Car la persécution des Juifs est devenue banale en Occident, et bascule dans l’épuration ethnique à bas bruit. L’histoire de Londres, en la matière, semble terriblement prophétique. Les Juifs sont condamnés à renouer avec le ghetto. On se souvient aussi de la chasse aux Juifs d’Amsterdam, en novembre 2024. Ailleurs, comme à Sarcelles, ils quittent des terres de vieille implantation. Quant aux lieux communautaires juifs, on semble désormais considérer comme allant de soi qu’ils disposent d’une protection quasi militaire.

L’attentat de Washington marque peut-être toutefois un tournant. Combien, à ce moment, se sont dit : nous y sommes. Ce que nous redoutions vient de se produire, dans une société qui produit certes des tueurs fous à répétition, mais qui pourrait bien exporter ses névroses. L’heure est peut-être venue de l’islamisme de contamination. J’entends par-là que l’assassin de Washington n’était pas lui-même un musulman radicalisé, et qu’il n’était pas un Palestinien révolté non plus. Mais c’est à la cause palestinienne telle qu’elle a été refondée dans la matrice islamiste qu’il a manifestement prêté allégeance. Rappelons que six jours après l’attaque du 7 Octobre, l’assassin de Dominique Bernard, Mohammed Mogouchkov, avait justifié son geste en invoquant le conflit israélo-palestinien.

C’est la grande réussite du Hamas d’avoir transformé la cause nationale palestinienne, légitime, en cause islamiste globale, elle vraiment génocidaire. De ce point de vue, il n’est pas interdit de penser que crier « Free Palestine » soit une manière de dire « Allah akbar » par d’autres moyens.

Mathieu Bock-Côté. Le Figaro
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Prime d’activité et bonification

On peut passer à coté de la prime d’activité, pensant à tort qu’on y a pas droit. Pourtant, un mécanisme peu connu – la bonification – permet à certains travailleurs aux revenus modestes ou moyens de bénéficier d’un complément non négligeable.

La prime d’activité est une prestation sociale qui est octroyée « aux travailleurs français ayant de faibles revenus« , indique la Caisse d’allocations familiales (CAF), qu’ils soient salariés, indépendants, apprentis ou étudiants percevant des revenus d’activité. Cette aide, qui est versée en début de chaque mois par la CAF ou la Mutualité sociale agricole (MSA), est née de la fusion de deux précédentes aides : le « RSA activité » et la « prime pour l’emploi ». Les personnes doivent réunir plusieurs conditions pour être éligibles à cette aide, touchée par 4,45 millions de bénéficiaires : être âgé de plus de 18 ans, résider en France au moins 9 mois dans l’année et exercer une activité professionnelle ou percevoir des revenus de remplacement (indemnités au titre du chômage partiel ou technique, pensions de retraite…) ou tout autre revenu imposable (revenus du capital, de patrimoine…). Dernier critère pour toucher la prime d’activité : être Français, citoyen de l’Espace économique européen, citoyen suisse ou avoir un titre de séjour en cours de validité depuis 5 ans.

La prime d’activité n’est pas uniquement réservée aux salaires particulièrement bas , (son montant est recalculé chaque trimestre en fonction de la composition et des ressources du foyer). En touchant des revenus dits « moyens », les personnes peuvent aussi y être éligibles grâce au système de bonification, très méconnu. « La bonification est une majoration de la prime d’activité attribuée à chaque membre du foyer ayant une activité professionnelle, en fonction de ses revenus professionnels, à condition que ces derniers soient supérieurs à 700,92 euros par mois. Cette majoration est calculée individuellement, mais s’ajoute au montant total de la prime du foyer« , explique une porte-parole de la Caisse nationale des allocations familiales (Cnaf). En 2025, le montant mensuel maximum de cette bonification est ainsi de 184,27 euros si les revenus bruts de la personne sont égaux ou supérieurs à 1 425,60 euros par mois. Autrement dit, entre 700,92 euros bruts et 1 425,60 euros bruts par mois, « le montant de la bonification est dégressif« , précise-t-elle.

Prenons plusieurs exemples. D’abord celui d’une personne ayant des revenus professionnels de 500 euros bruts par mois. « Comme ces derniers sont en dessous du seuil de revenus minimum (700,92 euros), cette personne ne bénéficiera pas du système de bonification« . Pour autant, d’après le simulateur de la CAF, cette même personne percevrait 303 euros par mois de prime d’activité, à condition qu’elle vive seule, sans enfant à charge, qu’elle soit propriétaire de son logement principal ou logé gratuitement (c’est-à-dire ne touchant pas d’allocation logement) et qu’elle ne touche aucun revenu de placement ou autre prestation familiale.

Si toutefois ses revenus étaient de 800 euros bruts, cette personne pourrait être éligible à la bonification. La formule de calcul de la Cnaf est la suivante : (salaires X 0,254277) – 178,22836 = montant de la bonification. Ainsi, cette personne percevrait 25,19 euros de plus par mois grâce à cette majoration. Une somme qui viendrait s’ajouter aux 259 euros qu’elle toucherait mensuellement, d’après la CAF. Enfin, si les revenus de ce même travailleur étaient de 1 500 euros bruts, donc situés au-delà du plafond (1 425,60 euros), sa bonification serait égale à 184,27 euros. Il toucherait donc 143 euros par mois au titre de la prime d’activité ainsi que 184,27 euros par mois au titre de la bonification, soit un total de 327,27 euros.

Dans l’ensemble de ces cas de figure, le fait d’avoir un ou plusieurs enfants à charge n’impacte pas le montant de la bonification, « cette dernière étant uniquement liée au niveau de revenus professionnels de la personne« , rappelle la porte-parole. À noter que les allocataires de la CAF ne peuvent pas accéder au détail du calcul. « Ils ont accès au montant global de la prime d’activité, sans le détail sur la bonification« .

La France hostile aux musulmans; vraiment ?

Dans une tribune publiée le 4 août dans le Guardian, Rokhaya Diallo tente pour la énième fois de montrer que la France serait hostile aux musulmans, considérés comme des ennemis de l’intérieur. Hélas pour elle, tous les exemples de «persécution» qu’elle dénonce sont liés aux islamistes. Elle fait donc un amalgame, on ne peut plus malsain. Un amalgame qui, au passage, met en danger les musulmans. Mais elle n’en a cure. La dénonciation mensongère de la France est devenue une rente de situation et une source de revenu. Pourquoi s’astreindre à un rapport aux faits et à la vérité quand reprendre les accusations des islamistes, comme leur terme «d’islamophobie», s’avère lucratif et donne du pouvoir ?

Nous vivons aujourd’hui une époque formidable : pour exister, il n’est plus besoin de faire quelque chose de sa vie, il suffit de se plaindre de ce que la vie nous a fait. La victimisation peut même devenir une activité lucrative quand on sait la vendre pour créer du ressentiment dans une communauté. Cela afin d’en attaquer une autre. C’est une des activités principales de ceux qui se disent racialistes, dont Rokhaya Diallo a tenté d’être la pasionaria. Mais le racialisme ne paie pas : cette essentialisation via la couleur de peau n’étant au fond que du racisme dans sa forme la plus primaire, il a fallu trouver autre chose pour mettre la France et à travers elle la civilisation occidentale et la démocratie en accusation. Or l’idéologie islamiste remplit parfaitement cet office : elle offre une victime absolue, le musulman ; elle désigne son bourreau, l’occidental et le juif et dans une idéologie de conquête, elle le transforme en cible à dominer ou à éliminer.

Pour cela, il y a une méthode très claire à appliquer et elle est très bien expliquée dans la doctrine des Frères musulmans. Il faut victimiser sa cible, car quand celle-ci se vit en victime, elle s’imagine en danger et agit en fonction. Assez rapidement, dans les quartiers sous domination islamiste, s’installe l’idée que celui qui n’est pas musulman est un ennemi potentiel. C’est là que la dialectique d’une Rokhaya Diallo joue tout son rôle dans une perspective islamiste de séparatisme. Elle est là pour alimenter l’idée que jamais les musulmans ne trouveront leur place en France et que les persécutions ne font que commencer.

Dans les actes antireligieux, les musulmans sont les moins attaqués alors qu’ils disposent de nombreux lieux de culte. Cela n’a pas changé. Pour donner un ordre d’idée : en 2024, 1.570 actes antisémites ont été recensés (les Juifs ne représentent que 0.6 % de la population), les actes antichrétiens sont autour de 1.000, et les actes antimusulmans, eux, étaient au nombre de 137. Mais pour Rokhaya Diallo, seuls les musulmans comptent.

Autre problème, Madame Diallo fait comme si les menaces qui planaient sur Charlie Hebdo  à l’époque n’étaient pas liées aux islamistes. C’est faux. Si Charlie est constamment menacé, c’est à cause de la publication des caricatures du prophète de l’islam. Nul ne l’ignore. On peut aussi parler du ton haineux et agressif de cette tribune. Alors que les journalistes de Charlie sont menacés de mort et confrontés à ce premier passage à l’acte, voilà ce que signe Rokhaya Diallo : «il n’y a pas lieu de s’apitoyer sur les journalistes de Charlie, les dégâts matériels seront pris en charge par leur assurance, le buzz médiatique et l’islamophobie ambiante assureront certainement à l’hebdomadaire, au moins ponctuellement, des ventes décuplées». La suite du texte explique que ce n’est pas Charlie qui est persécuté mais les musulmans et défend le port du voile avec véhémence. Le tout pour accuser au final Charlie «d’obsession islamophobe». À l’époque déjà, on savait que l’accusation d’islamophobie tuait, mais visiblement les signataires de cette tribune s’en moquaient. La tribune donnait de Charlie Hebdo l’image d’un journal raciste, ce qui à l’époque pouvait en faire une cible légitime. Or contrairement aux accusations d’obsessions islamophobes, une analyse des unes de l’hebdo faite par deux sociologues et publiée dans Le Monde du 23 février 2015 a montré que l’islamisme n’était pas une préoccupation majeure du journal : seules 7 % des Unes du journal concernaient la religion entre 2005 et 2015. Elles se réduisaient au nombre de 38 dont 7 ont visé l’islam et 21 le christianisme. Voilà pour les faits.

C’est donc à juste titre qu’après l’assassinat des journalistes de Charlie au nom de l’islam, des comptes soient demandés à tous ceux qui avaient excité la meute contre eux, dont Rokhaya Diallo n’était pas la moindre. Pascal Bruckner avait alors interrogé les liens de Rokhaya Diallo avec l’islam politique. De fait, les décoloniaux, dont elle se réclame, reprennent la plupart des éléments de langage des islamistes et leur vision du monde. Ils agissent, manifestent, pétitionnent ensemble.

Après avoir essayé de se débarrasser de toute responsabilité concernant ses engagements, Rokhaya Diallo revient longuement sur son procès perdu contre Pascal Bruckner. Bien sûr, elle explique que c’est parce qu’elle est une femme musulmane que ce procès a été dénoncé comme participant au djihad judiciaire financé ou organisé par les islamistes contre les défenseurs de la liberté d’expression. Là encore, la manipulation est patente. Ce terme de djihad judiciaire a été forgé au vu des procès que subissaient nombre de lanceurs d’alerte qui luttaient contre l’islamisme. Mohamed Louizi, ancien frère musulman et auteur d’un livre dénonçant la confrérie l’a subi et je l’ai subi aussi. Qui m’a attaqué ? Lallab, une association proche des frères musulmans et Rokhaya Diallo. Elle a perdu, comme face à Pascal Bruckner. Or la phrase qu’elle avait attaquée en justice disait que si Rokhaya Diallo n’avait pas été jugée digne d’intégrer le conseil national du numérique, c’était «à cause de son propre racisme, de son sexisme et de sa proximité avec la mouvance islamiste». On comprend qu’elle n’ait pas envie de s’en vanter.

Rokhaya Diallo cite également à l’appui du rejet des musulmans l’exemple de Karim Benzema. Celui-ci, parce qu’il aurait pris la parole en faveur de Gaza, aurait été violemment et injustement critiqué par Gérald Darmanin. Comprendre : dès qu’on défend Gaza, on est accusé d’être islamiste. Or les faits ne sont pas exacts une fois encore. À l’époque, Karim Benzema n’a manifesté aucune compassion pour les massacres du 7 octobre. Il ne prendra position qu’une semaine après et uniquement pour parler «des bombardements injustes» menés par Israël. Alors qu’un crime contre l’humanité vient d’être commis, une telle attitude peut interroger sur les sympathies idéologiques du joueur.

Rokhaya Diallo termine sa diatribe sur le rapport du ministère de l’Intérieur concernant l’entrisme islamiste. Rapport qu’au demeurant les spécialistes de ces questions ont trouvé plutôt timide. En attendant, ce rapport fait une distinction claire entre islamistes et musulmans même si, contrairement à Mme Diallo, il affronte le réel. En effet toute la démonstration de la chroniqueuse du Guardian vise à expliquer que les musulmans sont des victimes et que l’accusation de sécessionnisme est infâme. Or cette question se pose réellement et cette dimension apparaît et se renforce dans les sondages. Ceux-ci montrent clairement qu’une partie des musulmans est sous la coupe des islamistes et refuse la société occidentale. Pour le plus grand malheur de ceux qui ont trouvé leur place en France. Or Rokhaya Diallo fait clairement partie des premiers et non des seconds.

Nous disposons de chiffres pour mesurer la réalité et l’importance de l’emprise islamiste et ces chiffres montrent un décalage important et significatif avec le reste de la population mais aussi avec les autres croyants. En 2020 :

  • 46 % des musulmans interrogés estimaient que leurs convictions religieuses étaient plus importantes que les lois de la république (17 % dans la population générale). À noter que chez les moins de 25 ans, le taux monte à 74 %.
  • 57 % des jeunes musulmans se déclaraient pour l’application de la charia en France.
  • 63 % des personnes de confession musulmane qualifient l’homosexualité de perversion ou de maladie ; c’est le cas de moins de 15 % de la population générale et de 20 % des catholiques.
  • Seulement 43 % des musulmans pensent que la Shoah est un crime monstrueux ; pour la population générale on monte à 75 %.
  • Le rapport au sexisme interroge aussi : Alors que plus de 70 % de la population est opposée au port du voile et le rejette pour le refus de l’égalité hommes/femmes qu’il symbolise, 65 % des musulmans soutiennent le voilement. L’accusation de séparatisme ne repose pas sur rien et témoigne de la profondeur de l’influence islamiste. Le taire, c’est abandonner ceux des musulmans qui au contraire montrent qu’un autre chemin que l’islamisation est possible.

Rokhaya Diallo prouve dans cet article que la victimisation éhontée se fait souvent au détriment du réel. Si elle perd ses procès, c’est parce que l’argumentation de ses adversaires porte. Mais surtout, enfant gâté du système, elle demande une compassion sans limite alors qu’elle vit de fausse victimisation. À une autre époque, ceux qui avaient la chance d’être bien servis par la vie, d’être soutenus financièrement et d’accéder à une petite notoriété avaient la dignité de ne pas se rouler par terre à la moindre contrariété. Les jalousies et petites mesquineries étaient appelées «rançon de la gloire» et on avançait sans exiger d’être escorté d’une cohorte de pleureuses. Au lieu de jouer les victimes, Rokhaya Diallo devrait essayer de se confronter aux réalités car c’est l’ampleur de l’emprise islamiste qui mène au rejet des musulmans et elle est un des vecteurs de cette influence.

Le Conseil constitutionnel, du grand législateur au grand usurpateur

Le Conseil constitutionnel a retoqué ce jeudi une loi qui prolongeait de 90 à 210 jours la durée de rétention des étrangers jugés dangereux. Un nouveau signe de la prise du pouvoir des juges contre la démocratie.

La formule de « gouvernement des juges« , décrétée usée et manquant de finesse désigne pourtant très exactement le transfert de souveraineté dont nous avons été témoins en Occident, en l’espace de quelques décennies, et qui se radicalise aujourd’hui, comme on le voit avec la toute récente décision du Conseil constitutionnel, qui a décidé de censurer une loi adoptée par l’Assemblée nationale, qui prolongeait de 90 à 210 jours la durée de rétention des étrangers jugés dangereux.

Le Conseil constitutionnel ne la juge pas nécessaire, et même abusive, et se permet donc de la retoquer, en renvoyant les parlementaires à leur devoir, à la manière d’un superviseur insatisfait de ses subordonnés. L’insécurité liée à l’immigration a beau s’être imposée comme une question existentielle, elle est considérée avec mépris et dédain par ceux qui aiment qu’on les appelle les sages, et qui font surtout écho à ce qu’on appelait autrefois le despotisme éclairé – même si les lumières sont ici manifestement absentes. Les députés ont débattu et voté, les sénateurs aussi, mais le Conseil constitutionnel, comme il en a pris l’habitude, juge et défait, à partir d’une interprétation si exagérément créatrice du droit qu’elle lui permet en fait de prendre le rôle du grand législateur.

Plus que jamais, ces dernières années, le Conseil constitutionnel a trouvé ainsi le moyen de se prononcer, par des chemins de moins en moins détournés, sur le contenu des lois, selon ses préférences idéologiques. Ce contrôle normatif, qui fixe le contenu d’une politique en interdisant certaines orientations, ce qui revient à en prescrire d’autres, se réclame aujourd’hui de l’État de droit, un terme qui n’a plus rien à voir avec le souci traditionnel d’un encadrement constitutionnel de la vie démocratique, pour contenir la tentation de l’arbitraire qui toujours peut travailler le pouvoir. Plus encore, l’arbitraire est aujourd’hui du côté de l’État de droit qui se laisse aller au caprice idéologique du prince qu’il est devenu.

La souveraineté parlementaire comme la souveraineté populaire sont aujourd’hui disqualifiées, vidées de leur substance. La souveraineté parlementaire, on l’a vu, car les lois votées par l’Assemblées ne sont tolérées que si elles sont conformes à l’idéologie du Conseil constitutionnel. Cela dépasse la question de l’idéologie diversitaire, comme on l’a vu avec la censure d’une partie importante de la loi Duplomb, cette fois au nom de la Charte de l’environnement, ce qui rappelle comment les chartes qui s’accumulent sur tous les sujets créent une source nouvelle de droit au service des juges qui peuvent alors manipuler les textes à loisir, pour y trouver la conclusion qu’ils souhaitent imposer au corps politique.

La souveraineté populaire, on ne l’oubliera pas, car les représentants du Conseil constitutionnel ont souvent expliqué ces dernières années qu’ils entendaient resserrer les conditions entourant la tenue d’un référendum, comme s’il fallait à tout prix corseter les conditions d’expression de la souveraineté populaire. Leur refus obstiné d’ouvrir la porte à un référendum sur l’immigration, sous le fallacieux et délirant prétexte que cette question n’aurait rien à voir avec les enjeux socio-économiques, nous montre en fait que la classe dirigeante utilise désormais le droit pour mater ce qu’elle perçoit comme une rébellion populaire.

Dans ce contexte, le politique, expulsé de son domaine, qui est le gouvernement de la chose publique, est renvoyé à la fonction tribunicienne. Les juges ont le pouvoir, le politique, lui, n’est plus qu’un contre-pouvoir. Mais lorsqu’un régime se montre non seulement étranger, mais hostile aux préférences populaires durablement relayées, il s’assèche, et risque de perdre toute légitimité. Il n’exerce plus qu’un rapport de force à l’endroit du peuple, ou du moins, des composantes de la population, de plus en plus nombreuses, qui se jugent impuissantes dans un système fondé sur la censure de la démocratie. Et plus le régime est cadenassé, plus la tentation sera forte de le confronter. À l’échelle de l’histoire, ce ne serait pas neuf.

D’autant que la tenue d’un référendum sur les institutions, si elle s’imposait un jour au-delà des interdictions décrétées par les sages, peut se parer du plus important précédent qui soit, associé au fondateur de la Ve République. L’État de droit n’est plus que le masque institutionnel et juridique d’une caste résolue à conserver le pouvoir à tout prix. Chose certaine, le Conseil constitutionnel, en jouant au grand législateur, prend surtout les traits, pour le commun des mortels, du grand usurpateur.

Amazon publie un bénéfice en hausse de 35% au deuxième trimestre

Le géant américain Amazon (AMZN) a enregistré un nouveau bond de son bénéfice au deuxième trimestre, tiré par la croissance des ventes de sa division d’informatique dématérialisée AWS (« cloud ») et l’amélioration de la rentabilité du e-commerce.

Le titre Amazon reculait de plus de 3% dans les échanges électroniques d’après-clôture à la Bourse de New York, malgré des résultats supérieurs aux prévisions. L’action avait terminé la séance sur un gain de 1,7%, soutenu par les bons résultats de son concurrent dans le cloud Microsoft.

Le groupe de Jeff Bezos s’est montré tempéré pour le troisième trimestre, anticipant une progression de son chiffre d’affaires de 10% à 13% qui serait au maximum égal à celle du trimestre précédent. Amazon s’attend à des revenus compris entre 174 milliards et 179,5 milliards de dollars sur la période.

Le résultat opérationnel devrait de son côté atteindre entre 15,5 milliards et 20,5 milliards de dollars, ce qui signerait une légère croissance en milieu de fourchette par rapport aux 17,4 milliards de dollars du troisième trimestre 2024. Le consensus Factset table en moyenne sur un résultat opérationnel de 19 milliards de dollars.

Au deuxième trimestre, le distributeur sur Internet a enregistré une progression de 13% de son chiffre d’affaires, à 167,7 milliards de dollars de l’an dernier, dépassant largement le consensus des analystes Factset qui s’établissait à 162,2 milliards de dollars.

Amazon a dégagé un bénéfice net de 18,2 milliards de dollars, soit 1,68 dollar par action, contre 13,5 milliards de dollars, ou 1,26 cents par action un an plus tôt. Les analystes s’attendaient à un bénéfice plus faible, de 1,33 dollar par action, sur la période.

Le groupe américain est l’un des plus exposés aux droits de douane de Donald Trump notamment vis-à-vis de la Chine alors que près de la moitié de ses marchandises proposées sur ses plateformes aux Etats-Unis proviennent d’Asie, selon des analystes. Les incertitudes économiques aux Etats-Unis pourraient également peser sur les dépenses des consommateurs.

Dans le e-commerce, le chiffre d’affaires a augmenté de 11% en Amérique du Nord sur le trimestre, à 100,6 milliards de dollars tandis qu’il a progressé de 16% à l’international, à plus de 36,7 milliards de dollars. Ses marges se sont également améliorées dans les deux divisions, à 7,5% pour l’Amérique du Nord et 4,1% dans le reste du monde, contre respectivement 5,6% et 0,9% un an plus tôt.

Mais l’essentiel de ses profits provient toujours de sa division informatique AWS, dont les ventes sont alimentées par l’essor de la demande de produits d’hébergement, de stockage et de gestion des données à distance (« cloud ») pour les entreprises. Cette dernière nécessite cependant de lourds investissements pour rester compétitives avec l’essor de l’IA et la concurrence d’autres poids-lourds tels que Microsoft et sa plateforme Azure, Google Cloud Platform d’Alphabet et Oracle Cloud.

Au deuxième trimestre, la division d’informatique Amazon Web Services (AWS) a vu ses revenus augmenter de 17,5% au deuxième trimestre, à près de 30,9 milliards de dollars. Le résultat opérationnel de la division a grimpé à 10,2 milliards de dollars, soit plus de la moitié des 19,2 milliards de dollars de profit d’exploitation du groupe. Sa marge d’exploitation a cependant reculé à 32,9% contre 35,5% un an plus tôt.

Pour étendre ses infrastructures cloud, Amazon a quasiment doublé le montant de ses investissements dans le monde au deuxième trimestre, à près de 32 milliards de dollars. Depuis le début de l’année, les investissements se montent à 57 milliards de dollars alors que le groupe a prévu d’investir environ 100 milliards de dollars sur l’année pour répondre à la demande.

NEW YORK (Agefi-Dow Jones)--
Agefi-Dow Jones The financial newswire
(END) Dow Jones Newswires
July 31, 2025 16:50 ET (20:50 GMT)
(c) 2025 L'AGEFI SA

Amazon: HSBC maintient son conseil à l’achat

(Zonebourse.com) – HSBC confirme sa recommandation ‘Achat’ sur Amazon.com, avec un objectif de cours maintenu à 256 USD, soit un potentiel de hausse de 19,2 % par rapport au cours de 214,75 USD au 1er août 2025.

Le broker souligne que les résultats du deuxième trimestre 2025 ont dépassé les attentes, portés par les divisions Amérique du Nord et Internationale. Le chiffre d’affaires a progressé de 13,3 % en glissement annuel à 167,7 Md USD, tandis que le résultat opérationnel a bondi de 30,6 % à 19,2 Md USD, malgré une sous-performance de la division AWS.

La note précise que les prévisions du troisième trimestre sont jugées prudentes, avec une fourchette de résultat opérationnel de 15,5 à 20,5 Md USD, en retrait par rapport au consensus.

Enfin, HSBC a relevé ses prévisions de bénéfice opérationnel de 4,5 à 5,6 % sur 2025-2027 et anticipe un capex structurellement plus élevé. L’analyse estime qu’Amazon reste bien positionnée pour tirer parti des cycles émergents du cloud et de l’IA, en dépit d’une pression concurrentielle accrue sur AWS.

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Amazon: la bonne santé de la division e-commerce n’est plus suffisante pour les investisseurs – DJ Plus

L’activité de vente au détail d’Amazon génère des bénéfices importants ces jours-ci. Mais cela seul ne suffira pas à l’ère de l’intelligence artificielle.

Le rapport habituellement solide de la société pour le deuxième trimestre, publié jeudi soir, a été entaché par ce qui a été considéré comme une performance décevante de son activité de solutions cloud Amazon Web Services. Le chiffre d’affaires d’AWS a augmenté de 17% par rapport à l’année précédente pour atteindre environ 30,9 milliards de dollars, un taux de croissance pratiquement stable par rapport au trimestre précédent et conforme aux prévisions de . Cela après que ses concurrents Microsoft et Google, filiale d’Alphabet, ont fait état d’une accélération de la croissance de leurs propres divisions de cloud pour la même période.

Interrogé sur la croissance d’AWS lors de la conférence téléphonique sur les résultats de la société, Andy Jassy, directeur général d’Amazon, a fait remarquer que « nous avons une activité beaucoup plus importante dans l’entité AWS que les autres » acteurs du cloud. Il a raison, dans une certaine mesure Microsoft a déclaré mercredi que son activité d’informatique en nuage Azure venait de dépasser les 75 milliards de dollars de chiffre d’affaires annuel, soit environ 36% de moins que les 116 milliards de dollars actuellement générés par AWS.

Mais Azure n’inclut pas toutes les offres cloud de Microsoft, ni même tous ses efforts dans les services d’IA générative tels que Copilot. Microsoft a déclaré mercredi que le chiffre d’affaires de son entreprise de solutions cloud Microsoft Cloud a augmenté de 27% en glissement annuel pour atteindre 46,7 milliards de dollars au cours du trimestre de juin. Et il s’agit d’une forte accélération de sept points de pourcentage par rapport à la croissance enregistrée au cours du trimestre de mars. Les actions de Microsoft ont progressé de près de 4% jeudi après la publication de son rapport. Le titre d’Amazon a reculé de 8,3% vendredi après la publication de ses résultats.

L’ironie est que la relative faiblesse de l’activité de solutions cloud d’Amazon survient alors que l’activité de vente au détail de la société est florissante. La division des boutiques en ligne, qui reflète les produits qu’Amazon vend elle-même sur son site web, a vu ses ventes bondir de 11% en glissement annuel pour atteindre 61,5 milliards de dollars. Il s’agit du meilleur taux de croissance pour cette division depuis le début de l’année 2021, alors qu’Amazon bénéficiait encore d’une frénésie d’achats en ligne induite par la Covid-19. Le bénéfice d’exploitation en Amérique du Nord, qui reflète l’essentiel de l’activité de vente au détail d’Amazon, a atteint 7,5 milliards de dollars, soit 34% de plus que les prévisions de Wall Street. Et cela dans un trimestre assombri par des questions sur les tarifs douaniers et la santé des dépenses de consommation.

Néanmoins, compte tenu de ce qu’Amazon, Microsoft et Google dépensent pour développer les capacités de l’IA générative, les tendances de leurs branches respectives d’informatique en nuage sont suivies de près pour déceler les signes d’un retour sur investissement. Et ces montants deviennent encore plus stupéfiants. Amazon a déclaré jeudi que ses dépenses d’investissement en cash de 31,4 milliards de dollars au deuxième trimestre sont « raisonnablement représentatives » de ce qu’elle dépensera au cours des deux prochaines périodes, ce qui porterait le total de l’année à environ 118 milliards de dollars.

C’est près du double de la moyenne d’Amazon au cours des cinq années précédentes, qui comprenait une augmentation massive des investissements dans le réseau d’exécution des commandes de la société. Et ce n’est pas bon marché, même pour une entreprise qui vend désormais pour 670 milliards de dollars de biens et de services par an. Le flux de trésorerie disponible d’Amazon devrait reculer de 6% cette année malgré une hausse prévue de 9% de ses ventes, selon les estimations du consensus de Visible Alpha.

Les concurrents d’Amazon, les géants de la Big Tech qui dépensent beaucoup, sont dans le même bateau. Mais Microsoft, Google et Meta Platforms  ont donné aux investisseurs de nombreuses bonnes nouvelles dans leurs derniers rapports, ce qui a atténué le choc de ces grosses factures. Si Amazon veut vendre sa vision de l’IA, il faudra qu’AWS ait plus d’impact.

Cet article a été traduit automatiquement de l’anglais vers le français par une technologie d’intelligence artificielle. La version anglaise doit être considérée comme la version officielle de cet article. Veuillez envoyer un courriel à service@dowjones.com si vous avez des commentaires sur cette traduction.

Par Dan Gallagher
DNCO20250801003336
(END) Dow Jones Newswires
August 04, 2025 05:43 ET (09:43 GMT)
(c) 2025 Dow Jones & Company, Inc.

Wall Street salue la frénésie d’investissements des géants du numérique dans l’IA

Parid (Agefi-Dow Jones)–La course à l’intelligence artificielle n’est pas près de se terminer. Y compris dans les prévisions d’investissements (capex), toujours plus titanesques chez les géants du numérique. Lors de la publication de leurs résultats semestriels ces derniers jours, ils ont même revu à la hausse leurs engagements. « Sky is the limit ». Il est vrai qu’ils peuvent se targuer de résultats parfois mirobolants, dopés par l’effet IA. 

La mécanique qui alimente l’envolée des coûts est connue. Dans cette course aux armements, tous s’efforcent de construire suffisamment de centres de données pour répondre à la forte demande de formations et d’outils d’IA générative, auxquels s’ajoutent des coûts connexes, comme la nécessité de sécuriser leurs approvisionnements en énergie sur plusieurs années. 

Leurs profits ahurissants sont désormais suffisants pour les réinvestir lourdement dans l’IA: Wall Street elle-même les soutient totalement. L’action Microsoft a bondi de 4% jeudi, franchissant même temporairement la barre symbolique des 4.000 milliards de dollars de capitalisation en cours de séance. 

Meta s’est de son côté envolé de 11%, à 773 dollars, pour atteindre un niveau record et amener sa capitalisation aux portes des 2.000 milliards de dollars. 

+ Des capex de plusieurs dizaines de milliards de dollars + 

Alphabet, la maison mère de Google, avait ouvert le bal dès le 23 juillet, en annonçant des ventes records. Dans la foulée, elle avait relevé de 10 milliards de dollars (+13%) ses prévisions d’investissements pour l’année, désormais chiffrées à 85 milliards de dollars (74,4 milliards d’euros). 

Microsoft a poursuivi la surenchère, annonçant mercredi que ses dépenses d’investissement atteindraient un montant record de 30 milliards de dollars au cours du trimestre en cours, après 24 milliards au premier trimestre clos en juin, pour développer les centres de données qui alimenteront ses services d’IA. « Nous avons ouvert de nouveaux centres de données sur six continents et disposons désormais de plus de 400 centres de données dans 70 régions, plus que tout autre fournisseur de cloud », a indiqué son directeur général, Satya Nadella, lors de la conférence téléphonique avec les investisseurs mercredi. 

À ce rythme, la firme de Redmond dépenserait environ 120 milliards de dollars en IA au cours de cet exercice. Surenchère, toujours: elle avait engagé « seulement » 29 milliards de dollars en capex sur l’ensemble de son exercice 2022. 

Meta, pour sa part, assume son investissement agressif dans la course à l’IA. L’éditeur de Facebook et Instagram a relevé ses prévisions de capex annuelles, les portant à une fourchette comprise entre 66 et 72 milliards de dollars, contre 39 milliards en 2024. La firme de Menlo Park prévoit déjà une croissance des dépenses en 2026 supérieure à celle de 2025. « Nous sommes convaincus que le moment est venu d’investir véritablement dans l’avenir de l’IA, car cela nous ouvrira de nouvelles opportunités et renforcera notre cour de métier », a déclaré Susan Li, directrice financière, aux investisseurs lors d’une conférence téléphonique. 

+ Apple en retrait + 

Ses méga-investissements viendront porter la vision, un rien messianique, que soutient désormais son fondateur et dirigeant Mark Zuckerberg sur la « superintelligence » destinée à dépasser le cerveau humain. Dans une lettre publiée en ligne mercredi 30 juillet, il estime que « des appareils personnels, comme des lunettes, qui comprennent notre contexte car ils peuvent voir ce que nous voyons, entendre ce que nous entendons et interagir avec nous tout au long de la journée, deviendront nos principaux appareils informatiques ». 

Le milliardaire de 41 ans a largement exposé sa course effrénée aux investissements pour rattraper son retard face à Microsoft, partenaire privilégié d’OpenAI, ou à Amazon, investisseur d’Anthropic. Il flambe aussi dans les acquisitions et dans une frénésie d’embauches prestigieuses pour armer sa nouvelle entité, Meta Superintelligence Lab. En juin, il indiquait investir 14 milliards de dollars pour acheter 49% de la start-up d’IA Scale AI et recruter son PDG, Alexandr Wang. Il a aussi débauché chez les concurrents plusieurs chercheurs de haut niveau en IA, quitte à promettre des primes à la signature de plusieurs millions de dollars. 

Jeudi soir, Amazon a de son côté dévoilé des investissements de 31,4 milliards de dollars sur le deuxième trimestre et indiquait qu’il comptait garder ce rythme sur le reste de l’année. De quoi atteindre potentiellement 118 milliards de dollars sur l’ensemble de l’exercice. Des annonces qui n’empêchaient pas l’action de perdre du terrain vendredi avant l’ouverture de Wall Street en raison de performances décevantes dans son pôle d’informatique dématérialisée (AWS). 

Parmi les géants américains du numérique, Apple apparaît en retard sur la thématique de l’intelligence artificielle. Le groupe a la pomme a, certes, dépassé les attentes des analystes avec ses résultats trimestriels mais les revenus liés à l’IA demeurent secondaires pour le moment. Le directeur général, Tim Cook, a toutefois indiqué que les investissements de son entreprise en la matière « augmentaient significativement » et qu’Apple faisait « de bons progrès » dans la personnalisation de son assistant vocal Siri. 

+ Retours sur investissements dans l’IA + 

A l’exception d’Amazon, tous les groupes de la Big Tech ont pu se targuer de résultats meilleurs que prévu ces derniers jours, qui mettent en évidence les rendements croissants de leurs paris massifs sur l’IA. Microsoft, dont le chiffre d’affaires a augmenté de 18% à 76,4 milliards de dollars au cours du trimestre, pour un bénéfice en hausse de 24%, à 27,2 milliards, a pour la première fois fait preuve de réelle transparence pour son activité de cloud computing Azure. L’entité a ainsi réalisé des ventes supérieures à ce qui était attendu (+39% contre +34% anticipés), le tout assorti de prévisions améliorées. 

Mieux, il a dévoilé pour la première fois le montant en dollars de cette activité et le nombre d’utilisateurs de ses outils d’IA Copilot. Azure a ainsi généré plus de 75 milliards de dollars de chiffre d’affaires au cours de l’exercice au 30 juin, tandis que les outils Copilot comptaient plus de 100 millions d’utilisateurs actifs, particuliers ou entreprises, par mois. Au total, environ 800 millions de clients utilisent des outils d’IA disséminés dans l' »étoile noire » des logiciels de Microsoft. Son nouveau service IA Foundry est désormais adopté par 14.000 clients pour créer des agents qui automatisent des tâches complexes. 

De son côté, Meta a généré un chiffre d’affaires trimestriel en hausse de 22%, à 47,5 milliards de dollars, pour un bénéfice net en hausse de 36%, à 18,34 milliards. Sur un an, il a dégagé un profit ahurissant de 71,5 milliards de dollars pour un chiffre d’affaires de 179 milliards. 

A elle seule, son activité publicitaire peut soutenir ses dépenses massives, assurait Mark Zuckerberg. « Meta a ‘réussi’ ce trimestre, en partie grâce aux améliorations apportées à l’IA qui ont permis à l’entreprise d’augmenter le prix moyen de ses publicités », confirme dans une note Matt Britzman, analyste actions chez Hargreaves Lansdown. Le chiffre d’affaires pour le trimestre en cours, presque intégralement issu de la publicité, devrait se situer entre 47,5 et 50,5 milliards, a déclaré Meta, au-delà des 46,2 milliards attendus par les analystes. Il utilise déjà l’IA pour cibler ses campagnes publicitaires, voire pour générer des publicités. 

De son côté, Alphabet a annoncé que son assistant Gemini comptait désormais plus de 450 millions d’utilisateurs actifs mensuels. A titre de comparaison, ChatGPT d’OpenAI, à l’origine de la frénésie autour de l’IA générative, indiquait en mars recenser environ 500 millions d’utilisateurs actifs hebdomadaires. 

+ Autoalimentation + 

La course à l’IA va-t-elle nourrir une vague de croissance continue? « Ce n’est que le début de la vague de croissance qui se profile à l’horizon, avec les 2.000 milliards de dollars de dépenses des entreprises et des gouvernements attendus sur les trois prochaines années dans les technologies et les cas d’utilisation de l’IA », anticipe dans une note Dan Ives, le très techno-optimiste analyste de l’institut Wedbush. 

« D’une certaine manière, cette course s’apparente historiquement à la course aux PC, aux navigateurs web, aux moteurs de recherche et aux smartphones », écrit pour sa part Mike Proulx, analyste chez Forrester. « Mais la grande différence, c’est que cette course s’accélère beaucoup parce que l’IA – ce vers quoi Meta et d’autres se dirigent – contribue à s’accélérer elle-même. » 

-Capucine Cousin, Agefi-Dow Jones, ed: JDO 
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August 01, 2025 08:03 ET (12:03 GMT)
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