Amazon augmente d’un tiers son BPA au Q2 225


(Zonebourse.com) – Amazon a dévoilé jeudi soir, au titre du deuxième trimestre 2025, un BPA en croissance d’un tiers à 1,68 dollar, battant largement l’estimation moyenne des analystes, ainsi qu’un bénéfice d’exploitation en hausse de 31% à 19,2 milliards.

Les revenus du géant technologique ont augmenté de 13% à 167,7 milliards (+12% hors effets de changes), portés à la fois par le commerce en ligne (+11% en Amérique du Nord, +16% à l’international) et par Amazon Web Services (+17,5%).

‘Nos progrès en matière d’intelligence artificielle dans tous les domaines continuent d’améliorer l’expérience client, la vitesse d’innovation, l’efficacité opérationnelle et la croissance de l’entreprise’, met en avant son CEO Andy Jassy.

Pour le troisième trimestre 2025, Amazon table sur un bénéfice d’exploitation entre 15,5 et 20,5 milliards de dollars, contre 17,4 milliards un an auparavant, et sur des revenus entre 174 et 179,5 milliards, en croissance de 10 à 13%.

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Voitures électriques : la guerre entre constructeurs chinois fait des ravages et menace l’Europe.

129 marques s’affrontent sur le marché local. Trois ont déjà fait faillite, et seuls quinze seront rentables en 2030. Leurs difficultés les incitent à exporter leur bagarre sur le Vieux continent.

« Rendez l’argent ! Rendez l’argent ! » sur une vidéo diffusée en juin sur les réseaux et médias chinois, une centaine d’employés rassemblés dans les bureaux du constructeur de véhicules électriques Hozon Auto réclament, en vain, le salaire que l’entreprise tarde à leur verser. Dans la débâcle depuis l’an dernier, le groupe a été officiellement déclaré en faillite en juin, rejoignant la liste d’autres sinistrés de l’industrie tels que Ji Yue Auto, Hiphi…

La chute est vertigineuse pour Hozon, qui figurait en 2022 parmi les 10 principaux producteurs de véhicules électriques en Chine. L’entreprise, qui avait vendu 152.000 voitures en 2022, n’en a écoulé que 1215 au premier trimestre 2025, selon l’Association des constructeurs automobiles de Chine. Une poignée de marques de voitures électriques est en passe de dominer désormais le secteur automobile. Sur les 129 marques de véhicules électriques chinoises existantes aujourd’hui, seules quinze seront rentables d’ici 2030, selon la société de conseil américaine Alix Partners.

L’afflux d’industriels chinois sur le marché des véhicules électriques a été largement alimenté par d’importantes subventions octroyées par le gouvernement chinois. Comme les semi-conducteurs, les EV sont considérés comme l’un des secteurs clés du Plan Made in China 2025, décidé dix années plus tôt pour ériger le pays en leader de la high-tech. « Le gouvernement encourage activement les acteurs privés et publics à soutenir ces entreprises et à pourvoir financements, capitaux propres et prêts. Tout cela en stimulant aussi la compétition entre ces constructeurs», observe Alexander Brown, analyste à l’Institut Mercator pour les études chinoises, un think thank basé à Berlin.

La compétition a fini par tourner au vinaigre : les industriels chinois s’entre déchirent dans une compétition toujours plus féroce pour s’imposer sur le marché local. La guerre des prix est sans merci pour vendre leurs modèles dans un contexte de stagnation de la consommation. En mai, la situation a pris un nouveau tournant lorsque le géant chinois BYD a réduit ses prix jusqu’à 34%, faisant tomber à 55.800 yuans (6 791 euros) son modèle le moins cher. Cette chute brutale a provoqué l’ire de ses rivaux et le rappel à l’ordre de l’Association des constructeurs automobiles de Chine.

Wei Jianjun, président de Great Wall Motors, l’un des principaux industriels du secteur du pays, a prévenu qu’il fallait s’attendre à une crise. Faisant référence à la faillite récente d’un puissant promoteur immobilier chinois, qui s’est effondré à cause d’un montant exorbitant de dettes, le dirigeant a lâché cette prophétie : « aujourd’hui, l’Evergrande de l’industrie automobile existe déjà, mais il n’a tout simplement pas encore explosé».

Cette concurrence acharnée entre constructeurs de véhicules électriques a ses équivalents dans les secteurs des panneaux solaires et des batteries, eux aussi fortement soutenus par le gouvernement. Un terme a même été trouvé pour désigner ce phénomène « neijuan » ou « involution », ce qui souligne le cercle vicieux de la concurrence portée à son paroxysme. « Cette concurrence a commencé à affecter les bénéfices des entreprises l’an dernier, observe Alexander Brown. Dans le secteur auto, les bénéfices d’exploitation ont diminué de 7,8 % en 2024 et accusé une nouvelle baisse de 12,5 % entre janvier et mai. Certes, la concurrence a toujours été intense, le marché continue de croître et la production auto est en constante augmentation. Mais cette concurrence a désormais un impact sur les résultats des entreprises, entraînant tout le monde vers le bas.»

L’âpre concurrence sur le marché des véhicules électriques touche tous les acteurs de l’industrie. Pour écouler leurs stocks et afficher de bons scores de vente, les concessionnaires pratiquent la technique dite du « kilomètre zéro ». Le principe : vendre des véhicules n’ayant jamais roulé comme voitures d’occasion et les exporter vers les marchés russes, d’Asie centrale ou du Moyen-Orient. Cette pratique intensifie la guerre des prix et fausse les statistiques de ventes. « Cela illustre à quel point le marché automobile chinois est complexe et le fait que tous les acteurs concernés en pâtissent, commente Joel Ying, analyste automobile en Chine à la banque Nomura. Si le gouvernement réglemente strictement ces pratiques, cela favorisera le marché à long terme. »

Le gouvernement chinois est toujours plus ferme à l’égard de ce qu’il qualifie de « concurrence irrationnelle ». Depuis juin, le délai de paiement auquel les grandes entreprises doivent avoir réglé leurs fournisseurs est limité à 60 jours. Cette mesure répond en particulier aux pratiques de BYD, accusé, via sa propre plateforme de paiements, Dilian, de multiplier les retards. Mais il est peu probable que la situation change drastiquement, craint Joel Ying : « les mesures actuelles sont clairement insuffisantes, car le problème fondamental du secteur automobile chinois réside dans la surproduction. Le gouvernement a déjà demandé aux constructeurs automobiles de raccourcir leurs délais de paiement et nous attendons d’en constater l’impact réel. »

La solution miracle à la surproduction des véhicules demeure l’export : une source d’inquiétude à l’international, tant les constructeurs chinois sont compétitifs. « La menace concerne les exportations qui pourraient augmenter vers l’Europe, mais l’impact sur le marché devrait être limité, estime Alexander Brown. La part de marché des marques chinoises n’est que de quelques pourcents. Nous parlons de chiffres très petits pour le moment, mais c’est une inquiétude sur le long terme. » Soumises à des droits de douane de 27% en Europe, les voitures électroniques made in China représentent 5,9% des ventes totales en juin, selon Jato Dynamics. Même si le score est encore peu élevé, les voitures chinoises ont doublé leur part du marché en Europe par rapport à 2024.

Sanofi: Oddo BHF confirme son conseil sur le titre

(Zonebourse.com) – Oddo BHF maintient sa recommandation à ‘ Surperformance ‘ sur Sanofi, avec un objectif de cours inchangé à 116 euros.

Le broker rapporte que les résultats du deuxième trimestre sont portés par une croissance solide du chiffre d’affaires (+6 % à 9 994 MEUR), mais pénalisés par une hausse marquée des frais R&D (+18 % à changes constants), ce qui conduit à un core EBIT de 2 461 MEUR, en recul de 2,4 % par rapport aux attentes. Le core BPA atteint 1,59 EUR, contre 1,65 EUR anticipé.

Le bureau d’analyses souligne la bonne dynamique commerciale, avec une progression de 21 % pour Dupixent à taux constants, une performance robuste de Lantus et un lancement réussi pour Altuviiio. Les ventes de vaccins sont également supérieures aux attentes (+10 %).

La note indique que Sanofi relève sa guidance 2025 sur la croissance des ventes, désormais attendue en high single digit, tout en confirmant une croissance à deux chiffres de son résultat net sous-jacent, malgré un effet de change légèrement négatif.

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Les profits d’Amazon bondissent à 18,2 milliards de dollars au deuxième trimestre grâce à l’intelligence artificielle

L’entreprise a dépassé les attentes avec 167,7 milliards de dollars de chiffre d’affaires, en hausse de 13% sur un an. Mais ses prévisions de bénéfice opérationnel pour le trimestre en cours ont déçu Wall Street.

Amazon a à son tour largement dépassé les attentes du marché avec des résultats trimestriels en forte hausse, malgré le climat macro-économique incertain lié aux guerres commerciales et des investissements sans précédent dans l’intelligence artificielle (IA).

Le géant américain du commerce en ligne a annoncé jeudi avoir dégagé 18,2 milliards de dollars de bénéfice net au deuxième trimestre, soit un bond de 35% sur un an, que le groupe a notamment attribué à ses outils d’IA pour les consommateurs et les entreprises. Son chiffre d’affaires de 167,7 milliards (+13%) est aussi ressorti bien supérieur aux 162 milliards escomptés par les analystes.

«Nos avancées en matière d’IA continuent d’améliorer l’expérience client, la rapidité d’innovation, l’efficacité opérationnelle et la croissance de notre activité, et je suis enthousiaste pour l’avenir», a déclaré le directeur général Andy Jassy, cité dans le communiqué de résultats. Il avait indiqué en mai qu’Amazon n’avait pas observé de ralentissement des achats sur sa plateforme d’e-commerce au premier trimestre, malgré les guerres commerciales des États-Unis. La société avait néanmoins averti que les droits de douane pourraient peser sur ses résultats au printemps, d’où des prévisions prudentes.

Pour Sky Canaves, analyste chez Emarketer, l’impact des politiques commerciales américaines reste encore limité sur les ventes d’Amazon au vu des «suspensions des surtaxes» et «une consommation intérieure restée solide durant la période»«Les tensions commerciales récentes ont même offert à Amazon une occasion d’accroître sa part de marché dans le commerce en ligne aux États-Unis», a-t-elle ajouté, faisant référence à Shein et Temu, les géants chinois du commerce électronique qui ont perdu l’exemption de droits de douane dont bénéficiaient les petits colis envoyés de Chine. Mais les prévisions d’Amazon pour son bénéfice opérationnel, indicateur clef de la rentabilité, pour le trimestre en cours ont déçu Wall Street. Son action perdait plus de 2% lors des échanges électroniques après la clôture de Wall Street.

Par Le Figaro avec AFP

Nouvelle baisse du livret A – Calcul du manque à gagner

Après un premier repli de 3% à 2,4% en février, le taux du Livret A connaît une nouvelle baisse ce vendredi et n’est plus que de 1,7%. Quel sera l’impact pour ses 58 millions de détenteurs ?

«Le Livret A reste l’indétrônable produit d’épargne réglementée préféré des Français», peut-on lire en lettres capitales dans le dernier rapport annuel de la Banque de France consacré à l’épargne réglementée. En 2024, 83% des Français possédaient un Livret A, soit près d’un point de plus qu’en 2023. Accessible à tous, mineurs comme majeurs, chacun ne peut en détenir qu’un seul. Les fonds sont disponibles à tout moment, sans frais, et les intérêts générés sont entièrement exonérés d’impôt. Autant d’avantages qui expliquent sa présence dans la grande majorité des foyers.

Son taux de rémunération est révisé deux fois par an, en janvier et en juillet. Cette révision s’appuie sur une formule légale liant l’évolution de l’inflation à un taux d’intérêt interbancaire de référence, calculé par la BCE. Elle est proposée par la Banque de France puis validée par le ministre de l’Économie. Après être passé de 3% à 2,4% en février dernier, le taux diminue de nouveau ce vendredi 1er aout, de 2,4% à 1,7%, un niveau qui reste tout de même nettement au-dessus du niveau de l’inflation, qui s’est établie à 1% en juillet.

Les intérêts des livrets d’épargne réglementée, comme le Livret A, sont calculés par quinzaine. Chaque mois est divisé en deux périodes : du 1er au 15, puis du 16 à la fin du mois. Une année comprend 24 quinzaines. Prenons un exemple concret : un solde de 10.000 euros entre le 1er et le 15 août avec un taux à 1,7% rapporte pour la quinzaine 7,08 euros, contre 10 euros avec un taux à 2,4% (10.000x(1,7% ou 2,4%)/24), soit une perte de 2,92 euros. En réitérant ce calcul sur les neuf quinzaines restantes cette année, on obtient la somme perdue avec cette baisse des taux : 29,20 euros.

Depuis 2015, l’encours moyen du Livret A détenu par les particuliers ne cesse de croître. En 2024, il a atteint 7482 euros, soit une hausse de plus de 400 euros par rapport à 2023. Symbole de l’attrait persistant pour ce produit d’épargne, la part des comptes dépassant le plafond réglementaire de 22.950 euros est également en progression. En 2024, 15% des Livrets A franchissaient ce seuil, soit une augmentation de deux points sur un an. Ces livrets représentent désormais 47% de l’encours total, contre 43% en 2023, selon l’Observatoire de l’épargne réglementée publié par la Banque de France.

Où placer 500.000 euros intelligemment, en s’inspirant des grandes fortunes

Par Jean Jacques Manceau – Le Figaro

Même avec un capital de 500.000 euros, il est possible d’adopter les grands principes de gestion des plus gros patrimoines. La règle : structurer, diversifier, piloter dans le temps. Voici la marche à suivre.

En 2025, investir le fruit d’un héritage, d’une vente immobilière ou de la cession d’une entreprise ne se résume plus à répartir son épargne sur quelques produits standards : il s’agit de bâtir une véritable stratégie alignée avec ses objectifs patrimoniaux et fiscaux, son horizon, son appétence aux risques et parfois même ses convictions. Suivre les pas des grandes fortunes peut ainsi s’avérer éclairant. Car cette année elles ont changé de posture. Fini l’investissement désincarné dans des produits financiers abstraits : les «Family Offices», ces structures dédiées à la gestion du patrimoine des familles fortunées, veulent désormais peser sur l’économie réelle, et durablement. « Pour les Family Offices, investir n’est plus seulement une affaire de performance : c’est aussi une affaire de convictions, d’impact et de sens », insiste Rémi Béguin, responsable du baromètre AFFO (association française des family offices) qui analyse chaque année les orientations de gestion. Les tensions internationales tant géopolitiques qu’économiques ne sont pas étrangères à cette évolution. Elles sont désormais citées comme facteur structurant par 38 % des professionnels interrogés pour le baromètre. Et si 2025 reste pour l’instant un bon cru pour les actions, les gros patrimoines recherchent aujourd’hui plus de stabilité en s’orientant vers le non coté.

Le private equity (PE), est ainsi devenu la première classe d’actifs dans leurs portefeuilles, à hauteur de 37,5 %, loin devant les actions cotées (17,3 %) ou l’immobilier (12,8 %). Ce retour au terrain se manifeste dans des investissements de plus en plus ancrés dans les PME, les ETI, l’industrie, mais aussi dans la gouvernance des entreprises. 40 % des investissements vont dans les PME, 30 % dans les ETI. Longtemps réservé aux institutionnels, le private equity (PE) s’invite ainsi dans l’allocation des particuliers via des contrats d’assurance-vie, des Plans d’Épargne Retraite (PER) – depuis octobre 2024, la loi Industrie verte impose même aux assureurs d’intégrer du private equity dans les gestions pilotées dynamiques – ou en direct via des plateformes comme Moonfare, Anaxago ou Private Corner…

En 2024, près de 170.000 investisseurs français y ont déjà consacré 7,8 milliards d’euros, selon l’AMF (autorité des marchés financiers). L’attrait est clair : un rendement annuel moyen affiché de 13 % sur vingt ans. Mais cette performance historique cache une mécanique bien plus complexe – et risquée – qu’il n’y paraît. L’univers du PE regroupe en effet de nombreux segments : du capital-risque (startups innovantes) au capital-développement (PME en croissance soutenues), en passant par le LBO (rachats d’entreprises rentables) et le capital-retournement (sociétés en difficulté). À ces stratégies classiques s’ajoutent des secteurs porteurs comme les infrastructures ou la dette privée, qui permettent de financer directement les entreprises hors circuit bancaire.

Chaque segment a ses propres logiques de rendement, de durée d’engagement (souvent 8 à 12 ans), et de profil de risque. Par exemple, les fonds d’infrastructure sont prisés pour leur stabilité (investissements dans les réseaux de télécoms ou d’énergies renouvelables). De son côté, la dette privée peut offrir des rendements de 7 à 9 %, mais au prix d’une liquidité quasi-nulle. Certains acteurs, comme Tikehau avec son fonds Direct Lending V, ciblent les PME européennes avec des prêts à taux fixes, loin de la volatilité des marchés. Selon Antoine Delon, le président de Linxea, « les fonds retail accessibles au grand public peuvent ainsi délivrer en réalité entre 5 et 6 % nets.» Les frais sont également à surveiller : 2 % de gestion annuels en moyenne, auxquels s’ajoutent les commissions de performance , qui captent 20 à 25 % des gains au-delà d’un seuil de rentabilité. L’AMF estime que certains fonds prélèvent jusqu’à 4,4 % de frais annuels, rognant sérieusement le rendement brut.

La fiscalité dépend enfin du support utilisé. En compte-titres, les plus-values sont soumises au prélèvement forfaitaire unique (la flat taxe de 30 %), sauf exonérations spécifiques. En assurance-vie ou PER, la fiscalité suit celle de l’enveloppe, avec des abattements après huit ans ou à la retraite.

Les produits structurés séduisent toujours autant les gestionnaires de fortune. Dopés par la hausse des taux, la volatilité des marchés et un marketing efficace, ces instruments hybrides promettent des rendements attrayants tout en offrant une protection partielle du capital. Le principe est simple en théorie : une partie du capital est investie dans une obligation sécurisée, destinée à garantir tout ou partie du capital à l’échéance, tandis que l’autre part est affectée à des options financières indexées sur un ou plusieurs actifs (CAC 40, or, matières premières, etc.). Un exemple classique : sur 100 euros investis, 75 sont alloués à la protection, 20 aux options, et 5 sont absorbés en frais. Plus la proportion dédiée aux options augmente, plus le produit devient risqué. En 2023, année record pour les produits structurés, ceux à capital garanti ont représenté 34 % de la collecte, boostés par le retour de taux élevés. Le rendement médian observé entre 2021 et 2023 s’établit entre 6 et 7 % par an, avec moins de 1 % de pertes constatées.

Ces chiffres flatteurs doivent cependant être tempérés. Les frais peuvent atteindre 5 % dès la souscription, les performances sont souvent plafonnées et les formules de calcul particulièrement complexes. Un produit promettant 8 % par an si le CAC 40 ne baisse pas de plus de 20 % peut très bien ne rien verser si le seuil est franchi, voire entraîner une perte.

Le risque de contrepartie est souvent sous-estimé. En effet, l’investisseur ne détient pas directement les actifs, mais prête son argent à la banque émettrice du produit (BNP Paribas, Société Générale…), ce qui expose son capital en cas de défaut. La solidité financière de l’émetteur est donc un critère déterminant. La liquidité est également un point critique : un produit structuré racheté avant l’échéance peut générer une moins-value, même s’il était garanti à terme. D’où l’importance de lire attentivement le DIC (Document d’Information Clé), qui précise les conditions de sortie, la fiscalité et les scénarios de performance.

Pour limiter les risques, les professionnels recommandent de diversifier les supports, d’étaler les investissements dans le temps (par exemple un nouveau produit chaque trimestre), de privilégier les formules simples, sans mécanisme de rappel anticipé, et de viser une durée d’investissement claire. Exemple de structure appréciée : le Phoenix CMS 10 ans, qui verse un coupon semestriel de 3 % si les taux directeurs restent sous 3,10 %. Bien compris et bien sélectionné, un produit structuré peut trouver sa place dans une stratégie patrimoniale diversifiée.

L’immobilier, via les SCPI (Société Civile de Placement Immobilier), reste une autre brique solide de l’allocation. En 2024, la collecte nette a atteint 2,5 milliards d’euros selon l’ASPIM, un chiffre modeste comparé aux records de 2022, mais révélateur d’un retour progressif de la confiance. Les SCPI permettent d’investir dans l’immobilier locatif professionnel (bureaux, commerces, établissements de santé, logistique…) avec des tickets d’entrée accessibles et sans les contraintes de gestion. En échange, l’investisseur perçoit des loyers redistribués sous forme de dividendes, généralement trimestriels.

En 2024, le rendement moyen se situait autour 4,50 %, proche des 4,52 % atteints en 2023. Certaines SCPI, comme Iroko Zen, Corum Origin, Eurion, Novaxia Neo Transitions Europe ou Remake Live, dépassent même les 6 % annuels. Mais toutes les SCPI ne se valent pas. La hausse des taux a creusé un écart entre les acteurs historiques, ayant acquis des actifs à des prix élevés avant 2022, et les nouvelles SCPI, qui bénéficient aujourd’hui de conditions d’achat plus favorables. Ce décalage a instauré un marché à deux vitesses, qui appelle à une sélection rigoureuse des véhicules.

Enfin, les actifs alternatifs complètent l’architecture patrimoniale. Selon le baromètre AFFO, les forêts, vignobles et fonciers agricoles représentent 2,1 % du patrimoine des grandes fortunes, les investissements passion (art, montres, voitures anciennes) 0,9 %, les matières premières et métaux précieux 0,5 %, et les cryptoactifs 0,4 %. Depuis le début de l’année, l’or mais aussi l’argent battent record sur record. De même le bitcoin a atteint un nouvel ATH (plus haut historique) fin juillet.

Ces poches, souvent peu liquides, offrent une diversification supplémentaire, parfois émotionnelle, mais surtout décorrélée des marchés financiers traditionnels. Le Knight Frank Wealth Report 2024 souligne que les actifs comme les voitures de luxe, les montres ou les whiskies ont connu une baisse moyenne de 1 % en 2023, mais qu’ils ont affiché une performance cumulée de +82 % sur les dix dernières années. Les voitures anciennes (+118 % sur 10 ans) et les grands crus (+149 %) se démarquent par leur robustesse historique, malgré un ralentissement récent.

Pour loger tous ces actifs, les investisseurs fortunés ont une martingale : l’assurance-vie luxembourgeoise. Ce type de contrat s’impose véritablement comme une enveloppe haut de gamme. «Accessible à partir de 125.000 euros, elle séduit par son niveau de protection juridique, sa souplesse d’investissement et sa neutralité fiscale», explique Souleymane-Jean Galadema, chez Sapians. 
Le fonctionnement est similaire à une assurance-vie française : versements libres, retraits possibles, choix entre capital et rente, fiscalité liée au pays de résidence. Mais le contrat luxembourgeois repose sur un socle juridique spécifique, le fameux « triangle de sécurité » : les fonds sont déposés auprès d’une banque indépendante, hors bilan de l’assureur, sous la surveillance du commissariat aux assurances. En cas de défaillance, les souscripteurs bénéficient d’un superprivilège, qui les place au-dessus même de l’État pour récupérer leurs avoirs.

Ce cadre permet aussi d’élargir l’univers d’investissement. Le contrat luxembourgeois donne accès à une palette d’actifs bien plus large : fonds en euros, obligations classiques ou datées – c’est-à-dire constitués d’obligations sélectionnées spécifiquement pour arriver à maturité à une date fixe, généralement comprise entre 3 et 7 ans -, actions internationales et ETF, private equity, dette privée, devises multiples, FCPR, FPCI, SLP ou OPCI…
Ces actifs, souvent réservés aux professionnels ou aux Family Offices, peuvent être logés dans l’assurance-vie tout en conservant une certaine liquidité grâce aux arbitrages internes. Pour les patrimoines supérieurs à 250.000 euros, il est même possible de créer un fonds interne dédié, géré par un professionnel désigné par le client, avec une allocation sur mesure adaptée à son profil de risque, sa stratégie de transmission ou sa fiscalité d’expatrié.

La fiscalité est un autre atout. Aucun impôt n’est prélevé au Luxembourg. Seule la fiscalité du pays de résidence s’applique. Un résident fiscal français conserve les avantages habituels (abattements après huit ans, exonérations successorales jusqu’à 152.500 euros par bénéficiaire avant 70 ans), tandis qu’un expatrié peut adapter son contrat à la législation locale de son futur pays d’accueil.

Déclaration de Brian Olsavsky

Nous avons annoncé aujourd’hui nos résultats financiers du T2, avec des revenus de 167,7 milliards de dollars, en hausse de 13 % d’une année sur l’autre, entre autres faits saillants. Nous étendons la livraison le jour même et le lendemain à des dizaines de millions de clients américains supplémentaires dans les petites villes et les communautés rurales. Nos équipes continuent de faire progresser les capacités d’IA dans l’ensemble de l’entreprise, qu’il s’agisse de faciliter l’écriture de code pour les développeurs avec Kiro, ou de lancer DeepFleet, un modèle d’IA qui contribue à rendre nos millions + de robots plus intelligents, ou d’offrir l’accès anticipé à Alexa+ à encore plus de clients. Ces réalisations sont rendues possibles grâce au travail acharné de nos employés et de nos vendeurs, et à la confiance de nos clients – merci ! Nous restons concentrés sur la valeur, la sélection et la commodité, tout en investissant dans des innovations qui améliorent l’expérience client. https://lnkd.in/g4zuqUdV

Agent d’entretien et de propreté des locaux

Au 1er trimestre 2025, 43% de ces offres à pourvoir étaient des offres en CDI.

Chaque année, l’enquête Besoins en Main-d’œuvre(BMO), réalisée par France Travail, sert de boussole aux politiques de l’emploi. En interrogeant près de 446 000 établissements sur leurs intentions d’embauche, cette vaste étude permet d’identifier les secteurs en tension et d’orienter les demandeurs d’emploi vers des formations adaptées aux besoins du marché.

Le podium de cette édition 2025 reflète un marché du travail en quête de proximité et de lien humain : aides de cuisine, auxiliaires de vie, aides-soignants, serveurs ou encore infirmiers figurent tous dans le top 10. Mais le métier de d’agent d’entretien et de propreté des locaux surpasse les autres professions avec plus de 66 920 intentions de recrutement. Elle est recherchée aussi bien par les structures publiques que privées, du tertiaire à l’industrie, en passant par les collectivités locales, les établissements de santé, les entreprises de nettoyage ou encore les immeubles de bureaux.

Accessible dès le CAP ou le BEP dans les domaines de l’hygiène, de la propreté et de l’environnement, ce métier requiert avant tout un solide savoir-être : autonomie, rigueur, discrétion, gestion des priorités, selon France Travail. Les missions sont variées mais convergent toujours vers un objectif commun : garantir un environnement propre, sain et accueillant. Cela passe par la désinfection, l’entretien des locaux, le dépoussiérage, le tri, la gestion des stocks de produits, la manipulation d’équipements spécifiques ou encore l’intervention en milieux sensibles.

Côté rémunération, la majorité des offres propose un salaire brut mensuel compris entre 1 802 et 1 885 euros, soit entre 1 406 et 1 470 euros nets. Ces emplois sont le plus souvent proposés en CDI (43%) ou en CDD de courte durée, en majorité en région Île-de-France, Nouvelle Aquitaine et Auvergne Rhône-Alpes (CDI et CDD confondus). Le poste peut également constituer un tremplin vers d’autres fonctions ou permettre une spécialisation dans des domaines tels que le nettoyage industriel et le bionettoyage, offrant une rémunération similaire à celle des agents d’entretien, ou la désinfection hospitalière où les salaires peuvent monter jusqu’à 1 610 euros nets par mois.