Archives de catégorie : Finances

Sienna Gestion

https://www.sienna-gestion.com/tous-nos-fonds

Sienna Investment Managers est un gérant d’actifs pan-européen et multi-expertises de la société d’investissement cotée GBL. Combinant actifs cotés et privés, Sienna IM développe pour ses clients des solutions personnalisées et innovantes, pour donner du sens à leurs investissements.
Rappel:
  • Livret A : rémunéré 1,7% plafonné à 22.950 €
  • LEP : rémunéré 2,7% plafonné à 10.000 €

Solutions:

MH Epargne monétaire Part A

  • Fonds monétaire à valeur liquidative variable standard.
  • Horizon de placement + 1 mois.
  • Niveau de risque 1/7.

MH Epargne Obligations court terme solidaire Part A

  • Obligations et autres titres de créance libellés en euro.
  • Horizon de placement  + 2-3 ans.
  • Niveau de risque 2/7

MH Epargne Performance Absolue Défensif Part A

MH Epargne Diversifié Equilibre Solidaire Part A

MH Epargne Diversifié Offensif Part A

  • Sans classification.
  • Horizon de placement  > 5 ans.
  • Niveau de risque 4/7.

MH Epargne Actions Internationales Part A

MH Epargne Bas Carbone Part A

Et puis encore ceci:

https://www.amundietf.fr/fr/professionnels/produits/equity/amundi-pea-monde-msci-world-ucits-etf/fr001400u5q4

Amundi PEA Monde (MSCI World) UCITS ETF

Amundi PEA Monde (MSCI World) UCITS ETF Acc a pour objectif de répliquer au plus près, que la tendance soit à la hausse ou à la baisse, la performance de l’indice MSCI World (EUR) (l’« Indice ») libellé en Euros et à minimiser l’écart de suivi entre la valeur liquidative du compartiment et la performance de l’indice (« écart de suivi »). Le niveau anticipé de l’écart de suivi dans des conditions normales de marché est indiqué dans le prospectus. Pour plus d’informations, veuillez-vous reporter au prospectus du fonds ou au DIC.

Code ISINNomClasse d’actifsDevisePoidsSecteur
NL0000235190AIRBUS SEEQUITYEUR8,95%Industrie
NL0010273215ASML HOLDING NVEQUITYEUR8,07%Technologies de l’information
DK0062498333NOVO NORDISK A/S-BEQUITYDKK7,40%Santé
US88160R1014TESLA INCEQUITYUSD5,73%Biens de consommation cyclique
SE0005190238TELE2 AB-B SHS NEWEQUITYSEK4,42%Services de communication
NL0013654783PROSUS NVEQUITYEUR4,33%Biens de consommation cyclique
NL0011585146FERRARI NV MILANEQUITYEUR4,20%Biens de consommation cyclique
DE0007164600SAP SE / XETRAEQUITYEUR3,80%Technologies de l’information
US0231351067AMAZON.COM INCEQUITYUSD3,51%Biens de consommation cyclique
DE0005557508DEUTSCHE TELEKOM NAMEN (XETRA)EQUITYEUR3,49%Services de communication
DE0007236101SIEMENS AG-REGEQUITYEUR3,35%Industrie
US67066G1040NVIDIA CORPEQUITYUSD3,33%Technologies de l’information
NL0011794037KONINKLIJKE AHOLD DELHAIZEEQUITYEUR3,09%Biens de consommation non cyclique
DE0007037129RWE AGEQUITYEUR3,03%Services aux collectivités
NL0011821202ING GROEP NVEQUITYEUR2,74%Finance
DE0006231004INFINEON TECHNOLOGIES AGEQUITYEUR2,63%Technologies de l’information
PTGAL0AM0009GALP ENERGIA -BEQUITYEUR2,26%Énergie
DE0007030009RHEINMETALL ORDEQUITYEUR2,26%Industrie
FI4000552500SAMPO OYJ-A SHSEQUITYEUR2,24%Finance
FI4000297767NORDEA BANK ABPEQUITYEUR2,13%Finance
NL0014332678JDE PEET S NVEQUITYEUR2,02%Biens de consommation non cyclique
DE000A1EWWW0ADIDAS AGEQUITYEUR2,01%Biens de consommation cyclique
DK0060252690PANDORA A/S (DKK)EQUITYDKK1,58%Biens de consommation cyclique
NL0006294274EURONEXT NV PARISEQUITYEUR1,55%Finance
DE0005810055DEUTSCHE BOERSE AGEQUITYEUR1,27%Finance
NL0012059018EXOR NVEQUITYEUR1,14%Finance
NL0000360618SBM OFFSHORE NVEQUITYEUR1,07%Énergie
DK0010181759CARLSBERG AS-BEQUITYDKK0,99%Biens de consommation non cyclique
DE0008404005ALLIANZ SE-REGEQUITYEUR0,96%Finance
DE000SHL1006SIEMENS HEALTHINEERS AGEQUITYEUR0,89%Santé
US1924461023COGNIZANT TECH SOLUTION AEQUITYUSD0,75%Technologies de l’information
US69608A1088PALANTIR TECHNOLOGIES INC-AEQUITYUSD0,74%Technologies de l’information
AT0000652011ERSTE GROUP BANKEQUITYEUR0,63%Finance
DE0006602006GEA GROUP AG EX MG TECHNOLOGIEEQUITYEUR0,49%Industrie
NO0011202772VAR ENERGI ASAEQUITYNOK0,44%Énergie
NL0000334118ASM INTERNATIONAL NVEQUITYEUR0,43%Technologies de l’information
US0846707026BERKSHIRE HATHAWAY INC-CL BEQUITYUSD0,37%Finance
SE0009922164ESSITY AKTIEBOLAG – BEQUITYSEK0,34%Biens de consommation non cyclique
SE0021921269SAAB AB-BEQUITYSEK0,30%Industrie
PTBCP0AM0015BANCO COMERCIAL PORTUGUESEQUITYEUR0,30%Finance
NL0000395903WOLTERS KLUWEREQUITYEUR0,22%Industrie
BE0003739530UCB SAEQUITYEUR0,22%Santé
SE0000667891SANDVIK ABEQUITYSEK0,20%Industrie
SE0007100599SVENSKA HANDELSBKN SER AEQUITYSEK0,05%Finance
CASHEUR– 0,02%

Un forum de référence:

https://forum.finance-heros.fr

Euro numérique : danger pour votre cash.

L'actualité financière européenne est déchirée entre deux forces antagonistes : d'un côté, la marche inexorable vers la numérisation des paiements, incarnée par le projet de la Banque Centrale Européenne (BCE) de créer un Euro Numérique (CBDC) d'ici 2029 ; de l'autre, la sanctuarisation constitutionnelle du droit au paiement en espèces par des pays membres comme la Slovénie, la Hongrie et la Slovaquie. L'adoption par le parlement slovène d'un amendement garantissant l'accès au cash est bien plus qu'une simple formalité ; elle est un vote de méfiance retentissant envers la numérisation totale des transactions. Alors que la BCE avance, le débat sur l'anonymat, le contrôle et l'inclusion financière est relancé de manière frontale.

I. L’Euro Numérique : entre souveraineté monétaire et peur du « contrôle Total »

Le projet d’Euro Numérique est présenté par la BCE comme une nécessité pour l’Europe afin de garantir la souveraineté monétaire en évitant la dépendance aux géants privés (Visa, Mastercard) ou aux monnaies numériques étrangères, tout en offrant une alternative publique, sûre et accessible à tous. Cependant, c’est précisément le fait que cette monnaie soit gérée par une autorité centrale qui alimente la critique, donnant un écho puissant à l’initiative slovène, portée par des citoyens craignant la « fin de la liberté ». Même si la BCE promet l’anonymat pour les petits paiements, l’idée d’une monnaie entièrement traçable et gérée par une institution publique est le principal point de friction. Pour les sceptiques, si l’Euro Numérique venait à être lié à des politiques publiques restrictives (comme des plafonds ou des dates d’expiration), il pourrait potentiellement devenir un outil de contrôle économique inédit. Cette inquiétude est exacerbée par la volonté de l’Union européenne de limiter les paiements en espèces à $10 000 € dans le cadre de la lutte contre le blanchiment d’argent. Pour les défenseurs du cash, cette mesure, couplée à l’arrivée d’une monnaie numérique, est perçue comme un double mouvement visant à marginaliser l’argent physique et à restreindre les libertés individuelles.

II. L’impératif du cash : Inclusion, résilience et confiance

L’initiative slovène rappelle aux législateurs pourquoi le cash reste un élément fondamental de l’économie. La capacité de payer en espèces est un impératif d’inclusion financière pour les populations non bancarisées ou celles victimes de la fracture numérique, le cash étant leur seul outil d’accès à l’économie. Il est également une question de résilience : en cas de panne électrique ou de crise majeure, les transactions numériques cessent, faisant du cash l’ultime « moyen de paiement de dernier recours ». Enfin, le maintien du droit au cash est lié à la confiance dans les institutions. Les récentes irrégularités dans la gestion du budget de l’UE (avec 6 milliards d’euros dépensés « illégalement » en 2024 selon la Cour des Comptes) alimentent la méfiance envers les mécanismes de contrôle centralisés, renforçant la demande d’autonomie financière via l’argent physique. Le droit constitutionnel n’a toutefois de sens que si l’accès physique est maintenu, alors que le réseau de distributeurs fond (baisse de 3,1% des automates en zone euro). Les solutions comme le retrait en magasin sans achat deviennent ainsi cruciales.

III. Un nouveau marché de l’emploi en finance : Les compétences de l’ère CBDC

Au-delà des débats philosophiques, la transition vers l’Euro Numérique et le renforcement des règles sur le cash transforment structurellement les opportunités de carrière et les rôles dans le secteur financier. Le projet de la BCE crée un marché pour des profils hautement spécialisés.

Le rôle des experts en Conformité (Compliance) et en Lutte Anti-Blanchiment (LAB/FT) est en pleine mutation. Ces équipes doivent désormais s’adapter aux nouveaux mécanismes de Privacy by Design de la CBDC, s’assurant que les garanties de confidentialité ne sont pas compromises, tout en respectant les exigences réglementaires. Une expertise en Droit Numérique et en régulations de l’UE devient une compétence clé. Parallèlement, le développement et la distribution de cette nouvelle monnaie exigent une infrastructure technologique robuste et ultra-sécurisée. C’est un gigantesque chantier de recrutement pour les Ingénieurs Blockchain/DLT et surtout les spécialistes en cybersécurité dont la mission est d’assurer l’intégrité et la résilience du système, car toute menace contre une monnaie centrale numérique pourrait avoir des conséquences systémiques. L’Euro numérique n’est donc pas seulement un enjeu monétaire, mais un puissant moteur de transformation des compétences dans les domaines du risque, de la conformité et des technologies financières.

L’initiative slovène a rappelé à la BCE que le succès de l’Euro Numérique ne se mesurera pas seulement à sa performance technologique, mais à sa capacité à coexister avec l’argent liquide, en respectant la liberté et la confiance des citoyens. L’Union européenne doit trouver un équilibre délicat : poursuivre la modernisation des paiements tout en garantissant des garde-fous solides autour de l’anonymat, de l’inclusion et de l’accès au cash. Pour les professionnels de la finance, ces évolutions sont une opportunité unique de spécialisation dans des domaines émergents tels que la Compliance numérique et la cybersécurité, prouvant que même la monnaie, dans sa forme la plus fondamentale, est désormais une affaire de technologie et d’éthique.

Investir comme Warren Buffet

A l'heure où les particuliers ne savent plus que penser des marchés financiers, les sentences de l'oracle d'Obama fournissent de précieux éclairages. Morceaux choisis parmi ses célèbres formules chocs.

Au début du mois de mai 2010, ils étaient encore 40.000 financiers venus de toute la planète. Ils n’avaient pas hésité à se déplacer au fin fond du Middle West pour écouter Warren Buffett. L’investisseur américain façonne l’opinion des marchés depuis plusieurs décennies. Sa recette ? Formules chocs et bon sens au service d’un seul credo : le rendement.

De ce point de vue, l’homme a du talent. Depuis 1965, la performance annuelle de l’action Berk-shire Hathaway atteint 20,3 % quand, sur la même période, le S & P 500 progresse de 9,3 %. Un record ! Mieux, affublé désormais du surnom d’« oracle d’Omaha », Buffett est devenu une référence quasi incontournable dès lors que l’on attend des réponses en matière de stratégie d’investissements. Quoi de plus facile à l’entendre ! Sauf que si les principes fondateurs de sa fortune sont simples à comprendre, encore faut-il retenir que « le rétroviseur est toujours plus clair que le pare-brise ». Dans une actualité macroéconomique riche en mauvaises nouvelles et en rumeurs alarmistes, le bon sens du gourou peut être précieux. Et s’il écarte tout scénario catastrophe au prétexte de ne « pas aimer les films d’horreur », il n’en demeure pas moins utile de revenir sur quatre grands conseils qui ont contribué à bâtir sa renommée.

1- Penser par soi-même

D’abord, ne faire confiance à personne et « laisser les imbéciles lire ce qu’écrivent les imbéciles ».« Sidéré » par le comportement moutonnier d’investisseurs prétendument intelligents, Buffett revendique une pensée propre, autonome et critique : « Moi, mes bonnes idées, je ne les retire jamais des conversations des autres. » Cette indépendance se traduit aussi au niveau des prévisions « qui ne vous disent rien sur l’avenir » et sur le métier d’analystes à côté desquels « les diseuses de bonne aventure ont fière allure ». Autrement dit, penser par soi-même est une démarche positive et complexe, où il ne s’agit pas non plus de faire forcément l’inverse des autres. De passif, l’investisseur devient actif en ne se laissant pas conduire par les modes ou le consensus. Dans son dernier rapport d’activité, le financier s’amuse du décalage entre l’extrême pessimisme des prévisions des experts pour 2009 et la magistrale envolée de 19 % du Dow Jones. De son côté, Berk-shire Hathaway a ignoré les Cassandre. Au plus fort de la crise, il a investi sans panique près de 15 milliards de dollars.

2- Acheter ce que l’on comprend

Warren Buffett n’a jamais caché son ignorance à l’égard des valeurs technologiques. Non parce qu’elles sont « inintéressantes » mais simplement parce qu’il ne comprend pas leur métier et que les multiples évolutions technologiques rendent ce créneau imprévisible. Dépassé, l’octogénaire ? Peut-être. Mais, privilégiant « le processus au résultat », il fait le choix de les éviter. Il se concentre sur l’ADN de groupes industriels où la compréhension du modèle économique se conjugue avec les talents de ses dirigeants. Au final, rien de très original si ce n’est une opinion bien tranchée et respectée depuis toujours. Sa célèbre recommandation : « Si vous ne connaissez pas les bijoux, connaissez le bijoutier », illustre toutefois la complexité de sa philosophie. En effet, précisant que « les bons jockeys obtiennent des bons résultats sur les bons chevaux mais aucun sur les canassons », il souligne l’importance des fondamentaux de l’entreprise. Enfin, le « sage » se méfie de l’effet de levier et des produits dérivés. Il les qualifie d’ « armes de destruction massive » car le « risque vient du fait de ne pas connaître ce que vous faites ». L’histoire récente ne lui donne pas tout à fait tort.

3- Investir sur le long terme

Rome ne s’est pas construite en un jour. Pareil, il faut être patient quand on investit. Le raisonnement de Buffett consiste à choisir des entreprises qu’il sera « parfaitement heureux de posséder si le marché s’effondre pendant dix ans ». Il ne cherche ni à séduire Wall Street ni à miser dans des sociétés avec l’idée de tout changer : « Cela ne fonctionne pas mieux dans les sociétés que dans les mariages. » Résultat, il fuit les promesses de la spéculation à court terme pour se concentrer sur des sociétés pour lesquelles « notre durée de détention favorite est pour toujours ». Concrètement, ce sont des entreprises sur des métiers durables, ayant une position dominante et délivrant chaque année – et depuis longtemps -des profits réguliers.

Le portefeuille de Berkshire Ha-thaway à fin 2009 révèle que la fidélité de Warren Buffett à ses entreprises n’est pas un vain mot. Exemples, American Express, le « Washington Post » ou Coca-Cola comptent toujours parmi les actifs de Berkshire Hathaway tandis que les prises de participation remontent à 1964, 1976 ou 1988. Investir à long terme permet de s’affranchir de la fluctuation anxiogène des cours de Bourse à court terme. Surtout, en lissant les mouvements erratiques des marchés, la patience offre l’occasion de vérifier dans le temps la véritable valeur de l’entreprise. Reste à « trouver des entreprises dont il est possible de prédire l’activité à quinze ou vingt ans ».

4- Etre contrariant

« Soyez avide quand les autres sont craintifs et méfiant quand les autres sont euphoriques. Le moment d’acheter, c’est quand personne ne veut acheter. » Cette sentence n’est pas sans rappeler la frénésie d’achat de Warren Buffet en 2008 alors que les cours des actions étaient au plus bas.

Outils

Volontaire et opportuniste, « le sage » sait foncer quand le monde ralentit. Et s’il reconnaît que « le métier d’investisseur suppose de savoir rester parfois inactif », l’Américain sait aussi intervenir quand ses critères les plus exigeants sont satisfaits. Seules comptent des « compagnies extraordinaires à des prix ordinaires, et non des compagnies ordinaires à des prix extraordinaires ». Pour ce faire, il s’appuie sur la conviction de l’inefficience des marchés qu’il tente de déceler pour mieux l’exploiter. Au final, l’apôtre de l’approche contrariante ne fait ni plus ni moins que de distinguer le prix de la valeur : « Le prix c’est ce que l’on paie, la valeur c’est ce que l’on a. » Autrement dit, il opère avec une bonne marge de sécurité en fouinant les belles sociétés pas chères dont le potentiel viendra accroître la valorisation. Cerise sur le gâteau, il les acquiert souvent en période de baisse pour les vendre plus tard quand les marchés ont bien grimpé. Tout un art sachant que « si jamais vous vous retrouvez dans un bateau qui coule, l’énergie pour changer de bateau est plus productive que l’énergie pour colmater les trous ».

En définitive, ces règles sont-elles infaillibles ? Non, hélas. Et si Warren Buffett se montre prolixe en conseils, il sait aussi reconnaître ses erreurs. En fait, il a appris qu’ « au cours de sa vie, il est impossible à un investisseur de prendre des centaines de bonnes décisions. Une seule par an suffit ». De quoi décomplexer ceux qui ne comprennent rien à des marchés où le vinaigre circule sur les tables aussi vite que le champagne.

BLANDINE BLANC-DURAND

Finance comportementale : le biais de récence

L’actualité économique est souvent traitée sous l’angle des chiffres : taux d’intérêt, croissance du PIB, bénéfices des entreprises. Pourtant, au cœur de chaque transaction financière, il y a une variable bien plus volatile et difficile à modéliser : l’être humain. En cette fin d’année 2025, alors que les Bourses mondiales s’enthousiasment pour les résultats spectaculaires de géants de la tech comme Nvidia ou que le CAC 40 semble ignorer certaines incertitudes, un piège psychologique menace silencieusement l’épargnant et le jeune professionnel : le Biais de Récence.

Le biais de récence : quand le passé proche occulte l’avenir lointain

Le Biais de Récence est un concept fondamental de la finance comportementale. Il décrit la tendance naturelle de notre cerveau à accorder une importance disproportionnée aux événements les plus récents lors de la prise de décision, tout en minimisant ou en ignorant les données historiques ou les tendances à long terme. Aujourd’hui, l’actualité financière récente est dominée par des performances exceptionnelles. Un indice a grimpé de 5 % ce mois-ci, une action a doublé de valeur en six mois, ou une cryptomonnaie a explosé après une annonce. Pour l’investisseur moyen, cette vague d’informations positives et proches a un effet pervers : elle crée une illusion de continuité. On se dit inconsciemment que la tendance actuelle est la seule qui compte et qu’elle va se poursuivre indéfiniment.

Ce mécanisme psychologique est le moteur direct de deux erreurs fondamentales qui coûtent cher aux investisseurs. La première, c’est l’acte d’acheter au plus haut. Poussé par la Fear Of Missing Out (FOMO), l’investisseur se lance dans l’achat après une forte hausse, craignant de rater le « train » de la richesse, ignorant que le titre est peut-être déjà surévalué. La seconde erreur, tout aussi coûteuse, est de vendre au plus bas. Après une correction brutale, la récence du choc émotionnel (la perte) prend le dessus, menant à la panique et à la liquidation des actifs à prix cassés, brisant ainsi la stratégie de long terme. Ce biais empêche de maintenir la discipline, essentielle à la réussite dans l’investissement.

Les outils nécéssaires

Désormais, les programmes de formation en finance intègrent de plus en plus la psychologie des marchés. Les professionnels sont entraînés à formaliser un plan écrit, c’est-à-dire définir des règles d’investissement claires (objectifs, seuils de prise de bénéfices, limites de pertes) avant d’entrer sur le marché. Ce plan agit comme un garde-fou rationnel contre les décisions prises sous le coup de l’émotion récente. De plus, ils analysent l’historique complet en utilisant des données sur plusieurs cycles économiques, incluant les krachs et les récessions, afin de contextualiser la performance actuelle. Enfin, ils mettent en place des « buffers » ou temps de pause avant toute décision majeure pour laisser retomber l’émotion générée par une actualité forte.

Berkshire Hathaway

Des performances opérationnelles solides pour Berkshire Hathaway, une trésorerie toujours pléthorique

Les sociétés opérationnelles du conglomérat se portent bien. Ce dernier continue d’engranger des liquidités qui se situent à leur plus-haut historique. Le passage de témoin entre Warren Buffett et Greg Abel se fera comme prévu à la fin de l’année.

Et si Warren Buffett finissait une fois de plus par avoir raison… Depuis des mois, le conglomérat du célèbre homme d’affaires accumule les liquidités – elles s’élevaient à 381,6 milliards de dollars au 30 septembre – au motif d’un marché jugé trop cher, réduisant, selon lui, à la portion congrue les occasions d’investissement. Il a même cessé ses propres rachats d’actions, la valorisation du titre ayant dépassé sa valeur « intrinsèque » que le groupe définit lui-même. Or, les doutes sur une possible bulle sur les valeurs technologiques liées à l’intelligence artificielle, qui ont boosté les marchés au cours des derniers mois, se multiplient, et le spectre d’une correction boursière, qui épargnerait peu de valeurs, refait surface. La suite dira si « l’oracle d’Omaha » avait vu juste ou non.

En attendant, les résultats de ses sociétés opérationnelles se sont montrés solides au troisième trimestre avec un résultat d’exploitation de 13,5 milliards de dollars, contre 10 milliards un an plus tôt, portés surtout par l’excellente performance des activités d’assurance, le premier pôle contributeur aux résultats, pour un chiffre d’affaires de 95 milliards, en progression de 2,1 %. Sur les neuf premiers mois de l’exercice, les bénéfices opérationnels se sont établis à 34,3 milliards, en hausse de 4,2 %.

Plus de prime « Buffett »
Depuis l’annonce du départ de Warren Buffett de la direction opérationnelle du conglomérat au mois de mai, le titre est rentré dans le rang, oscillant autour du seuil de 470 à 480, à environ 1 % de son pic historique touché le 2 mai (542,07 dollars). La prime « Buffett » a notamment disparu. Mais il est vrai aussi que le titre se traitait sur des niveaux de valorisation élevés.

Le successeur de Warren Buffett, Greg Abel, qui connaît très bien la maison, possède les atouts pour assurer la continuité. Et les moyens. Le conglomérat a d’ailleurs acquis au mois d’octobre OxyChem, la filiale pétrochimique d’Occidental Petroleum, pour un montant de 9,7 milliards de dollars, sa plus importante acquisition depuis l’assureur Alleghany en 2022. Il démontre, une fois de plus, sa volonté de se développer à contre-courant des modes, n’hésitant pas à continuer à investir dans la « vieille économie ». Mais les marchés attendent surtout la prochaine « cible » cotée, qui viendra garnir le portefeuille de titres du conglomérat – les derniers mouvements seront connus dans quelques jours après la déclaration auprès du gendarme de la Bourse américaine – celui-là même dont l’évolution alimente les gazettes et entretient la légende.

Conseil :
Au regard du contexte incertain, il nous semble préférable de poursuivre nos allègements sur le titre. D’autant que le ratio cours/valeur comptable ressort encore à 1,4 fois pour 2026, ce qui le situe dans la borne haute historique.

La dette

Cela fait des années qu’on en parle. 

Je pourrais citer Jacques Chirac, François Fillon, Bruno Le Maire et, bien sûr, François Bayrou. Par tous, le mot “dette” a été prononcé émoi.

Mais je préfère citer Louis XVI qui a vécu l’expérience jusqu’au bout ; jusqu’à l’échafaud. En 1788, il annonce, en effet : “L’État est en banqueroute ; il ne peut plus faire face à ses engagements.” 

L’État français fait alors partiellement défaut sur sa dette. Nous sommes à la veille de la Révolution française. 

La dette française représente-t-elle, aujourd’hui, un réel danger ? Ou n’est-ce qu’un épouvantail brandi par des hommes politiques en mal de popularité pour imposer leurs réformes ? 
C’est le sujet de cette édition.(Et on verra aussi comment protéger votre épargne).

La dette en chiffres
La dette publique dépasse 3 200 milliards d’euros. C’est l’équivalent de 115% du PIB du pays. 
Mais paradoxalement, le niveau de la dette n’est pas un problème à lui seul. Pour s’en convaincre, il suffit de voir qu’un pays comme le Japon a une dette ramenée au PIB bien supérieure.

Dette sur PIB d’une sélection de pays. 

Après tout, une dette, si elle ne coûte rien à financer, n’est pas un vrai fardeau. Ainsi les intérêts portant sur la dette japonaise sont de 1,5% alors même que l’inflation y est de 3,1%. En termes réels (net d’inflation) le coût de la dette japonaise est donc négatif. À ce prix-là, le Japon aurait tort de s’en priver. 

L’Allemagne et les Pays-Bas aussi empruntent à des taux bien inférieurs à ceux de la France. Notre cher pays est même devenu le vilain petit canard de l’Union Européenne. La France emprunte à un taux plus élevé que la Grèce et égal à celui de l’Italie.

C’est ce que montre ce graphique :

Évolution des taux d’emprunt d’une sélection de pays Européens. 

La france en rouge.

Comment les bons élèves s’y prennent-ils ? Ils ont certes une dette inférieure à celle de la France, mais surtout, ils ont un budget maîtrisé avec un déficit public inférieur au fameux 3%. Si le coût de leur dette venait à gonfler, ces pays pourraient facilement réduire leur besoin de financement sans bouleverser leur politique budgétaire. En empruntant moins, ils emprunteraient aussi moins cher. 

Mais pour la France les choses sont différentes. Avec un déficit de près de 6% du PIB, emprunter moins signifie faire d’énormes efforts budgétaires. Or le blocage politique que connaît la France rend impossible toute réforme d’envergure. 

Notre dette coûte cher et les intérêts payés chaque année représentent désormais 60 Mds €. C’est le premier budget de l’État, devant l’éducation nationale (hors pensions).

Le scenario noir
Le 12 septembre dernier, l’agence de notation Fitch a dégradé la note de la France de AA- à A+. Rappelons que les agences de notation sont censées mesurer le risque de défaut d’un État ou d’une entreprise. Leur note reflète ce risque. 
Cette dégradation signifie donc que l’agence y voit un risque accru en ce qui concerne la France. 
Mais quel est vraiment le risque ? 
La France a fait défaut pour la dernière fois en 1797. Depuis, le fonctionnement économique a beaucoup évolué. La Banque de France a notamment été créée sous l’impulsion de Napoléon, puis nationalisée en 1945.
Or, celle-ci a eu un rôle fondamental dans la stabilisation de l’économie française. 
Car la Banque de France pouvait intervenir pour acheter la dette du pays et ainsi la “monétiser” ; l’annuler dirait-on tout bonnement aujourd’hui. 
Dès lors, le risque de faillite n’a plus lieu d’être. La Banque de France devient le prêteur en dernier ressort. (Il faut toutefois noter que cela a d’autres conséquences : dévaluation et inflation). 
BCE : le nouveau paradigme
Avec l’euro, les règles changent. La Banque Centrale Européenne est indépendante et elle n’est pas censée monétiser la dette de certains pays de l’Union. Chaque pays perd donc son autonomie financière au profit de prix plus stables et d’une monnaie plus forte.
Mais pour jouer le jeu de l’euro, il faut être sérieux ; il faut être rigoureux. Il faut tenir ses comptes comme savent le faire les Allemands et les Hollandais. Les Français n’ont pas encore appris à le faire. 
Le scenario noir
Revenons-en au risque qui pèse sur la France et imaginons un instant que, gouvernement après gouvernement, la situation reste inchangée : 
les déficits augmentent ;par crainte, par exemple, d’une élection présidentielle qui amènerait au pouvoir un parti populiste les investisseurs s’écartent progressivement de la dette française ;donc les taux augmentent ;et donc la charge de la dette augmente (ie les intérêts qu’il faut rembourser tous les mois) ;donc le déficit augmente d’autant ;et donc il faut emprunter davantage alors que les investisseurs sont moins enclins à prêter !et donc les taux d’intérêt augmentent à nouveau !!etc. 
On voit bien quel cercle vicieux peut ainsi se mettre en marche. On voit bien, aussi, que ce cercle vicieux finit tôt ou tard par imploser ; c’est le défaut de paiement. 
Dans ce scénario, la BCE (et le FMI) finirait toutefois par intervenir avec “un plan de sauvetage” juste avant le défaut de paiement, comme ils l’ont fait pour la Grèce. 
Mais ce “plan” serait accompagné de réformes faites à la hache dont le cas Grecque laisse entrevoir la violence : baisse des salaires des fonctionnaires ; hausse des impôts ;allongement de l’âge de départ à la retraite ;réduction des pensions retraite ;réduction du salaire minimum.
Voilà un cocktail bien désagréable. 

Votre épargne est-elle en danger ?
Avant toute chose, j’aimerais indiquer que ce scénario noir n’est pas inéluctable. Nous ne sommes pas à l’abri d’un gouvernement responsable qui remettrait de l’ordre dans le budget de l’État.
Cela étant dit, il n’est jamais mauvais d’envisager le pire pour ne pas se retrouver sur la paille.
Alors voici quelques recommandations : Diversifiez. D’une manière ou d’une autre, l’État sera sans doute contraint à augmenter les impôts. Mais ce risque est propre à la France. Et, si l’impôt sur les sociétés est accru, les actions françaises peuvent être pénalisées. Investissez aussi dans des actions étrangères. Privilégiez les enveloppes fiscales exonérées d’impôts. Si les impôts augmentent, il est probable que l’assurance-vie et le PEA soient épargnés puisqu’ils sont aujourd’hui exonérés d’impôts.
Évitez les obligations françaises. En cas de forte poussée des taux souverains, le prix de ces obligations baisserait. Privilégiez plutôt les obligations d’entreprises européennes et mondiales, libellées en euros.
Notez que les actifs obligataires peuvent être de bons supports pour amortir les crises. Ils sont toutefois un peu plus complexes à appréhender que les actions. Si vous souhaitez en savoir plus, sachez que j’en parle en détail dans ma formation.

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Prime d’activité et bonification

On peut passer à coté de la prime d’activité, pensant à tort qu’on y a pas droit. Pourtant, un mécanisme peu connu – la bonification – permet à certains travailleurs aux revenus modestes ou moyens de bénéficier d’un complément non négligeable.

La prime d’activité est une prestation sociale qui est octroyée « aux travailleurs français ayant de faibles revenus« , indique la Caisse d’allocations familiales (CAF), qu’ils soient salariés, indépendants, apprentis ou étudiants percevant des revenus d’activité. Cette aide, qui est versée en début de chaque mois par la CAF ou la Mutualité sociale agricole (MSA), est née de la fusion de deux précédentes aides : le « RSA activité » et la « prime pour l’emploi ». Les personnes doivent réunir plusieurs conditions pour être éligibles à cette aide, touchée par 4,45 millions de bénéficiaires : être âgé de plus de 18 ans, résider en France au moins 9 mois dans l’année et exercer une activité professionnelle ou percevoir des revenus de remplacement (indemnités au titre du chômage partiel ou technique, pensions de retraite…) ou tout autre revenu imposable (revenus du capital, de patrimoine…). Dernier critère pour toucher la prime d’activité : être Français, citoyen de l’Espace économique européen, citoyen suisse ou avoir un titre de séjour en cours de validité depuis 5 ans.

La prime d’activité n’est pas uniquement réservée aux salaires particulièrement bas , (son montant est recalculé chaque trimestre en fonction de la composition et des ressources du foyer). En touchant des revenus dits « moyens », les personnes peuvent aussi y être éligibles grâce au système de bonification, très méconnu. « La bonification est une majoration de la prime d’activité attribuée à chaque membre du foyer ayant une activité professionnelle, en fonction de ses revenus professionnels, à condition que ces derniers soient supérieurs à 700,92 euros par mois. Cette majoration est calculée individuellement, mais s’ajoute au montant total de la prime du foyer« , explique une porte-parole de la Caisse nationale des allocations familiales (Cnaf). En 2025, le montant mensuel maximum de cette bonification est ainsi de 184,27 euros si les revenus bruts de la personne sont égaux ou supérieurs à 1 425,60 euros par mois. Autrement dit, entre 700,92 euros bruts et 1 425,60 euros bruts par mois, « le montant de la bonification est dégressif« , précise-t-elle.

Prenons plusieurs exemples. D’abord celui d’une personne ayant des revenus professionnels de 500 euros bruts par mois. « Comme ces derniers sont en dessous du seuil de revenus minimum (700,92 euros), cette personne ne bénéficiera pas du système de bonification« . Pour autant, d’après le simulateur de la CAF, cette même personne percevrait 303 euros par mois de prime d’activité, à condition qu’elle vive seule, sans enfant à charge, qu’elle soit propriétaire de son logement principal ou logé gratuitement (c’est-à-dire ne touchant pas d’allocation logement) et qu’elle ne touche aucun revenu de placement ou autre prestation familiale.

Si toutefois ses revenus étaient de 800 euros bruts, cette personne pourrait être éligible à la bonification. La formule de calcul de la Cnaf est la suivante : (salaires X 0,254277) – 178,22836 = montant de la bonification. Ainsi, cette personne percevrait 25,19 euros de plus par mois grâce à cette majoration. Une somme qui viendrait s’ajouter aux 259 euros qu’elle toucherait mensuellement, d’après la CAF. Enfin, si les revenus de ce même travailleur étaient de 1 500 euros bruts, donc situés au-delà du plafond (1 425,60 euros), sa bonification serait égale à 184,27 euros. Il toucherait donc 143 euros par mois au titre de la prime d’activité ainsi que 184,27 euros par mois au titre de la bonification, soit un total de 327,27 euros.

Dans l’ensemble de ces cas de figure, le fait d’avoir un ou plusieurs enfants à charge n’impacte pas le montant de la bonification, « cette dernière étant uniquement liée au niveau de revenus professionnels de la personne« , rappelle la porte-parole. À noter que les allocataires de la CAF ne peuvent pas accéder au détail du calcul. « Ils ont accès au montant global de la prime d’activité, sans le détail sur la bonification« .

Nouvelle baisse du livret A – Calcul du manque à gagner

Après un premier repli de 3% à 2,4% en février, le taux du Livret A connaît une nouvelle baisse ce vendredi et n’est plus que de 1,7%. Quel sera l’impact pour ses 58 millions de détenteurs ?

«Le Livret A reste l’indétrônable produit d’épargne réglementée préféré des Français», peut-on lire en lettres capitales dans le dernier rapport annuel de la Banque de France consacré à l’épargne réglementée. En 2024, 83% des Français possédaient un Livret A, soit près d’un point de plus qu’en 2023. Accessible à tous, mineurs comme majeurs, chacun ne peut en détenir qu’un seul. Les fonds sont disponibles à tout moment, sans frais, et les intérêts générés sont entièrement exonérés d’impôt. Autant d’avantages qui expliquent sa présence dans la grande majorité des foyers.

Son taux de rémunération est révisé deux fois par an, en janvier et en juillet. Cette révision s’appuie sur une formule légale liant l’évolution de l’inflation à un taux d’intérêt interbancaire de référence, calculé par la BCE. Elle est proposée par la Banque de France puis validée par le ministre de l’Économie. Après être passé de 3% à 2,4% en février dernier, le taux diminue de nouveau ce vendredi 1er aout, de 2,4% à 1,7%, un niveau qui reste tout de même nettement au-dessus du niveau de l’inflation, qui s’est établie à 1% en juillet.

Les intérêts des livrets d’épargne réglementée, comme le Livret A, sont calculés par quinzaine. Chaque mois est divisé en deux périodes : du 1er au 15, puis du 16 à la fin du mois. Une année comprend 24 quinzaines. Prenons un exemple concret : un solde de 10.000 euros entre le 1er et le 15 août avec un taux à 1,7% rapporte pour la quinzaine 7,08 euros, contre 10 euros avec un taux à 2,4% (10.000x(1,7% ou 2,4%)/24), soit une perte de 2,92 euros. En réitérant ce calcul sur les neuf quinzaines restantes cette année, on obtient la somme perdue avec cette baisse des taux : 29,20 euros.

Depuis 2015, l’encours moyen du Livret A détenu par les particuliers ne cesse de croître. En 2024, il a atteint 7482 euros, soit une hausse de plus de 400 euros par rapport à 2023. Symbole de l’attrait persistant pour ce produit d’épargne, la part des comptes dépassant le plafond réglementaire de 22.950 euros est également en progression. En 2024, 15% des Livrets A franchissaient ce seuil, soit une augmentation de deux points sur un an. Ces livrets représentent désormais 47% de l’encours total, contre 43% en 2023, selon l’Observatoire de l’épargne réglementée publié par la Banque de France.